Les Anciens avaient inventé la Démocratie
Les Modernes y ont ajouté la Liberté
Nous sommes responsables des deux...

vendredi 15 mai 2009

La bonne alternative pour l'Europe

Nous sommes désormais à trois semaines des élections européennes du 7 juin, et après avoir donné ma propre vision de l'Europe telle que je la conçois, tout en ayant bien à l'esprit que je ne trouverai bien entendu pas de bulletin de vote qui réponde fidèlement à ce projet, il est grand temps que je m'intéresse à savoir quel "pis aller" je devrai choisir dans la solitude de l'isoloir...

Je passe rapidement sur deux ou trois "non-choix" :

1) Le Front National
Je n'ai pas besoin de dire pourquoi je l'exclue a priori

2) Libertas
Présent dans les 27 pays membres de l’UE, le mouvement est représenté en France par le MPF, présidé par Philippe de Villiers et par CPNT, dirigé par Frédéric Nihous.

Ces "nonistes" tentent aujourd'hui de nous faire croire qu'ils sont "pour une autre Europe". Ils sont bel et bien, sinon tout bonnement contre l'idée européenne, du moins pour une Europe quasiment dépouillée de tous ses aspects communautaires, ce qui revient strictement au même.

3) Le Mouvement Républicain et Citoyen
Jean Pierre Chevènement appelle à voter blanc ou nul : "Le peuple français ne doit pas laisser bafouer la volonté qu'il a démocratiquement exprimée le 29 mai 2005, lors du « non » au référendum sur le Traité constitutionnel".

Ce positionnement est révélateur du niveau de responsabilité politique du personnage...

4) Le Parti de Gauche
Sans surprise, Jean Luc Mélanchon prône sa vision d'une Europe dans laquelle le pouvoir étatique tout puissant interviendrait partout sans retenue : du plan financier au plan industriel, et surtout au plan social, par la contrainte et par la coercition. L'idéal européen n'a pour lui pas plus d'importance qu'une guigne : son propos est avant tout de "taper sur Sarkozy", de combattre le traité de Lisbonne et, par delà, les institutions européennes elles-mêmes, et d'enfoncer le clou de ses idées ultra gauchistes que (feu) le Parti Communiste Français n'aurait pas reniées.

5) Le Nouveau Parti Anticapitaliste
Sans surprise là encore, le programme du NPA, à côté de quelques déclarations d'intention que ne renieraient pas les Bisounours, n'a de réelle portée politique que la lutte acharnée contre le système capitaliste.

Sans réel intérêt...

Dommage que le petit facteur de Neuilly ait tant d'audience parmi les gogos et dans les médias. Son influence semble maintenue artificiellement. A quel dessein ? Une thèse en odeur de sainteté actuellement prétend qu'il servirait les intérêts du pouvoir en place. Je ne suis pas un adepte de Machiavel, et je ne sais pas quel crédit il faut apporter à cette idée...

Restent les "trois mousquetaires" de la politique française :

A - Le PS

Les aficionados de Martine Aubry, ou ceux de Ségolène Royale, c'est selon, sont fidèles à eux-mêmes et ne surprendront personne à la lecture de leur programme européen, ni à la constatation de leur volte-face récente : abondonnant, provisoirement sans doute, les seuls anti-sarkozysme et anti-libéralisme (comme si c'était la même chose...) qui leur servaient d'argumentaire jusqu'il y a peu, ils appellent au "vote utile", "mettent l'accent sur les spécificités de la gauche et sur ses propositions en matière sociale", et affichent avec fierté leurs propositions éculées.

A entendre Jean-Christophe Cambadélis, par exemple : « Désormais, nous mettons l'accent sur trois propositions fortes. Premièrement, nous voulons un plan de relance massif et au niveau européen de 100 milliards d'euros. Deuxièmement, nous souhaitons la mise en place d'un bouclier social. Cela passe par une directive sur les services publics, la protection des salariés, l'harmonisation sociale et un salaire minimum garanti européen. Enfin, le troisième axe repose sur un politique de grands travaux, l'augmentation du budget de l'Union, un vaste emprunt européen pour financer 10 millions d'emplois dans la croissance verte. »

Autrement dit, et par fidélité à leur sempiternel leitmotiv, il s'agit surtout d'ouvrir les vannes des finances publiques en faveur :

- de la consommation avant l'investissement, c'est à dire distribuer de la "monnaie de singe" sans production de richesses : inopérant par expérience, mais beaucoup ont la mémoire courte
- de l'emploi public, c'est à dire maintenir, voire créer, des postes pour la plupart inutiles et exclusivement financés par l'impôt
- de "grands travaux" certes intéressants en eux-mêmes, mais dont le financement n'est par nature pas assuré en l'état actuel des budgets.

Sans oublier, évidemment :

- la contrainte sur les entreprises privée en matière d'emploi (effectifs), de rémunérations (salaire minimum européen) et de mesures sociales (harmonisation, sans doute sur le modèle français, le plus déficitaire de la planète)
- les inévitables augmentations d'impôts, tant pour les projets cités plus haut que pour cette augmentation du budget de l'Union destinée, sans doute, à encore plus d'interventionnisme, et pour le service des intérêt de ce "vaste emprunt" destiné à "financer 10 millions d'emplois verts" (on pense inévitablement aux Ateliers Nationaux de sinistre mémoire, après la Commune de 1848).

B - Le Modem

Le Modem de François Bayrou est habituellement ressenti comme le plus européen des partis politiques français. Pour cette campagne, il se fond avec la Margherita italienne dans le Parti Démocrate Européen.

Le programme du PDE peut se résumer ainsi :

- Au plan international, il constate la nécessité de l'Union Européenne pour "peser" sur la politique mondiale. Il est pour une diplomatie européenne, une défense européenne, une coopération dans ces domaines et dans la recherche, "pour optimiser l'utilisation des fonds publics". D'accord sur le principe, mais sur quelles bases juridiques ? Il ne se prononce pas clairement là-dessus...
- Il est pour l'instauration d'une citoyenneté européenne qui "complète sans la remplacer" la citoyenneté nationale. Que met-il dans ce concept ? Ce n'est pas très clair...
- Le programme comporte un important volet "social". Ce volet, pas très concret, insiste surtout sur la nécessité "d'européaniser" les politiques sociales des différents états membres, pour plus de cohérence. Mais il préconise globalement un interventionnisme accru afin, par exemple, de "renforcer les garanties sociales face au marché unique", de "mettre en place des dispositifs de requalification", de "renforcer les garanties collectives des travailleurs"... Autrement dit, plus d'Etat à l'échelle européenne, ce qu'on reproche aujourd'hui aux gouvernements à l'échelle nationale...
- Il insiste également sur la nécessité d'un espace européen cohérent en matière de justice, de sécurité et d'immigration, avec des règles communes. Mais quelles règles, en matière d'immigration notamment ? L'Europe doit-elle se protéger ou ses frontières doivent-elles demeurer la "passoire" qu'elles sont aujourd'hui ? L'Europe doit-elle refouler les immigrants clandestins, ou les "régulariser" à tout va ? Ou encore les laisser dans la clandestinité et dans la pauvreté comme aujourd'hui ? Pas très clair non plus...
- Sur le plan économique et monétaire, enfin, il énonce à peu près exactement ce que je refuse. Pour commencer, il antérine le fait que la crise que nous connaissons serait celle "du modèle capitaliste", ce qui est une contre-vérité. Cette crise n'est pas celle du capitalisme, elle est celle du laxisme en matière financière, et d'un hyper interventionnisme qui fausse les règles du marché en matière économique. Ensuite, il prône une "gouvernance économique européenne", c'est à dire en fait des règles contraignantes encore plus importantes sur les acteurs économiques (entreprises, banques, et même consommateurs). Il va jusqu'à préconiser un "grand emprunt européen" (encore de la dette supplémentaire...) dans le but de financer des aides aux états membres indépendamment de leurs endettements respectifs. C'est à dire une vision dirigiste et fondamentalement antilibérale de l'économie. Inacceptable et dangereux. Inacceptable parce que dangereux. Dangereux pour l'économie, dangereux pour les libertés, et donc dangereux pour les citoyens... A rejeter catégoriquement !

C - L'UMP

Sur les 30 propositions que comporte son programme officiel, je ne reprendrai ici que celles contre lesquelles je m'inscris catégoriquement en faux
- Plans de relance coordonnés, et donc investissements publics massifs, financés soit par l'impôt soit par la dette, alors qu'il faut au contraire favoriser l'investissement privé, au moyen de réductions d'impôts drastiques
- Renforcement du Fonds d'Ajustement à la Mondialisation : financement du maintien des salariés dans l'entreprise. Même hérésie que ci-dessus. Il faut permettre aux entreprises de prospérer pour conserver les emplois, et surtout pas financer par les budgets publics des emplois artificiels
- Défense du modèle social français tout en "comblant le fossé" entre les états. Donc, tendre vers des normes sociales communes calquées sur celles de la France, et le gouffre budgétaire que l'on sait
- Défense des services publics "sans règles aveugles de concurrence". C'est à dire sous la seule coupe de la puissance publique. J'ai déjà dit longuement ce que j'en pensais en termes d'inefficacité et de gabegie budgétaire
- Protéger les citoyens sur Internet. Quand on voit ce dont le Parlement français est capable en la matière (HADOPI), il y a de quoi trembler...
- Et cette liste n'est pas exhaustive...

Comme on le voit, aucune de ces "formations institutionnelles" ne m'agrée le moins du monde. Il n'y a rien d'étonnant à celà en première analyse : ces trois-là sont en fait trois versions de la même vision socialisante et néo-collectiviste de la gouvernance politique. Même si elles s'en défendent et s'entre-déchirent sur des points marginaux.

Alors, pour qui voter ? Car j'exclue catégoriquement l'option abstentionniste !

Bien qu'ayant peu de probabilités de recueillir un nombre important de suffrages, et donc d'obtenir un nombre de sièges significatifs au prochain Parlement de Strasbourg (mais le mode de scrutin proportionnel lui donne quand même quelques chances), un parti moins médiatique que la moyenne retient depuis déjà quelques temps mon attention. Alternative Libérale est connue surtout sur la Toile, même si la sortie du livre "Le Bouffon du Roi", de Sabine Hérold, sa présidente, a été pas mal médiatisée et a fait connaître un peu plus ce parti.

Alternative Libérale a reçu le soutien de l'ELDR, le parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. Ses élus du 7 juin prochain siégeront donc à Strasbourg au sein du groupe ADLE (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe).

Le manifeste d'Alternative Libérale contient tous les ingrédients d'une politique conforme à mes aspirations.

On y trouve notamment, pêle-mêle :

- La lutte contre les monopoles (y compris bien sûr les monopoles d'état)
- Une lutte efficace et coercitive contre les déficits publics
- La garantie des libertés individuelles
- La limitation des pouvoirs des états et des collectivités locales et la préservation de la souveraineté de l'individu
- La fixation d'un "taux d'usure fiscale" pour lutter contre les prélèvements abusifs
- La lutte contre l'interventionnisme étatique

Même si le programme n'est pas complet (il y manque par exemple pas mal de dispositions en matière de politique étrangère et de défense), il a au moins le mérite de rompre avec les discours (et les actes !) gauchisants et liberticides des partis traditionnels, même quand ceux-ci disent le contraire.

Ceci dit, AL prône l'élection d'une Assemblée Constituante au suffrage universel. Outre que le temps nécessaire à la rédaction de cette supposée constitution serait paralysant, l'idée même en est majoritairement rejetée par les citoyens, et je doute fort de sa faisabilité. Je pense préférable, comme je l'ai déjà dit, de continuer la construction européenne au niveau des Chefs d'Etats et de Gouvernement, contôlés par le Parlement de Strasbourg. Ceci suppose bien sûr la ratification du Traité de Lisbonne par l'ensemble des 27 pays membres, ce qui n'est pas encore acquis.

A cette réserve près, je pense sincèrement que le programme d'Alternative Libérale représente l'option la plus valable pour ce scrutin. Ce sera sans doute celle que je choisirai.

Ceci étant, je ne suis pas militant d'AL, et je ne fais évidemment que donner ici mon propre sentiment, et rien de plus.

42 commentaires:

  1. Ah, ils sont beaux !!!
    http://www.lepost.fr/article/2008/02/07/1095281_alternative-liberale-implose-en-vol-les-dirigeants-sortent-les-couteaux.html

    Quel choix judicieux, Monsieur Foulon

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  2. Tout ça pour arriver là où on vous attendait, Cher René...
    Sans méchanceté, vous m'avez fait penser à Kouchner la semaine dernière qui se posait tout haut la question : "pour qui vais-je voter"....

    Sans revenir sur vos commentaires ci-dessus,
    - 1) je crois que Le Mouvement de Jean-Pierre Chevènement ne présente aucune liste....
    - 2) je constate que vous avez oublié, sciemment ou non, les Verts, ce qui n'est tout de même pas très sympa...
    -3) êtes-vous sûr de pouvoir voter pour Alternative Libérale dans votre "Circonscription". Sur le site de ce Parti aucune liste n'y figure encore, il serait quand même peut-être temps, non ?
    -4) question subsidiaire: si il n'y a pas de liste AL dans votre coin....que ferez-vous ??????????

    jf.

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  3. Bravo René pour ce passage en revue raisonnable et argumenté des différents choix qui s'offrent à nous. Ca fait plaisir de lire un billet posé et calme comme celui-là.

    tu dis " La lutte contre les monopoles (y compris bien sûr les monopoles d'état)", nous en avons déjà parlé : ce qui importe n'est pas de lutter contre les monopoles (d'état ou autres), mais de lutter contre les monopoles établis par la contrainte. La nuance est importante je trouve.

    à très bientôt, il va sans dire que mon choix sera le même que toi.

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  4. @ Anonyme

    Tout d'abord, j'ai assez peu le goût de répondre à des lettres anonymes. Ceci dit, je respecte votre choix (visage masqué) d'une part, et d'autre part votre argumentation (!..) mérite d'être contrée !
    Vous me fournissez un lien vers un article qui date ... du 7 février 2008 ! Quelle pertinence ! Et quel intérêt ! Vous croyez disqualifier mon choix en disant que ce parti a eu des difficultés internes il y a quinze mois. Si cette situation devait disqualifier Alternative Libérale, depuis quand le PS serait-il disqualifié, lui ? 10 ans ? 15 ans ? Ou plus ? Car des difficultés internes, ils en connaissent un cettain nombre, eux, n'est-ce pas ?
    Restons sérieux. De plus, les difficultés au sein de l'appareil d'un parti, quel qu'il soit, n'entachent en rien la validité des idées qu'il défend. Et ce sont bien ces idées, et non l'appareil du parti, qui motivent mon choix. Mais là-dessus, vous ne répondez même pas !

    @ Jacques

    - "Tout ça", comme vous dites, n'était destiné qu'à dire pourquoi les grands partis largement médiatisés, et particulièrement les trois plus grands d'entre eux, ne répondaient pas, et pas du tout pour la plupart, à mes convictions, européennes voire nationales.
    - Votre parallèle avec Bernard Kouchner m'importe assez peu. Je ne tiens pas ce personnage en très haute estime, et ceci même sans rapport avec son positionnement (opportuniste, je le pense autant que vous) au regard de N. Sarkozy et de sa majorité.
    Je n'ai jamais dit, pour ma part, que j'hésitais entre Charybde et Scylla. Je n'ai même jamais dit que j'hésitais, tout court.
    - Concernant Jean Pierre Chevènement, j'avais lu quelque part qu'il fasait campagne. Peut-être n'est-ce plus le cas ? J'avoue que je m'en fous un peu...
    - Concernant les Verts, je les ai, en effet, omis sciemment de ma revue de détails. L'écologie, à mon sens, n'a rien à faire en politique. Les écologistes, toutes tendances confondues, n'ont donc rien à faire dans cette campagne. Ils ne sont qu'une force d'appoint pour le PS, même s'ils n'en sont pas conscients. Si le PS n'avait pas besoin d'eux, je pense qu'ils n'existeraient plus depuis longtemps.
    Je ne pense pas du tout la même chose à leur sujet si on parle d'autre chose que de politique. Ils ont une très grande utilité en tant que force militante pour la défense de l'environnement. Leur utilité est un peu du même ordre que celle des syndicats dans un autre domaine. Je ne dis pas que je suis d'accord avec leurs revendications, mais il est utile que quelqu'un soulève certains lièvres et fasse contrepoids à certaines dérives dangereuses pour la planète. Mais ça ne peut pas constituer un projet politique sérieux.
    - Vous avez raison, il n'y a pas, à l'heure actuelle, de liste AL pour la circonscription (pourquoi ces guillements ?) Nord-Ouest. Et ma réponse à votre question, qui n'est absolument pas subsidiaire, de mon choix en cas d'absence de candidats de ce parti, est assez cornélienne. C'est seulement à partir de là, que j'hésiterai... Car, comme je l'ai dit dans mon billet, aucun des partis qui présentent des candidats ne m'agrée.
    Comme je l'ai dit aussi dans ce billet, mon choix sera forcément celui d'un "pis aller". Entre deux maux, il faut choisir le moindre, dit le bon sens populaire. Eh bien je choisirai le moindre mal, c'est à dire celle des listes en présence dont les idées seront les moins éloignées des miennes. Je n'ai pas dit les plus proches : hélas, il n'y en a pas.
    Mon choix n'est pas encore fait. Une chose est certaine, si c'est celà que vous voulez me faire dire : ce ne sera pas la liste PS !

    @ Lomig

    Merci pour le compliment.
    Concernant la question des monopoles, tu sais que je ne suis pas exactement en phase avec toi sur le sujet. Pour moi, une position monopolistique est par nature néfaste pour le consommateur en ce qu'elle supprime les effets de la concurrence.
    Mais tu sembles te rapprocher un peu de mon point de vue, puisque tu parles de lutter contre les monopoles établis par la contrainte. S'il y a monopole, c'est bien, par définition, qu'il y a contrainte. Sinon, nul doute qu'un ou plusieurs acteurs viendraient s'installer sur le secteur pour tenter d'y prendre des parts de marché.
    En tout état de cause, c'est le cas pour les monopoles d'Etat, et c'est dans ce cas la loi qui constitue la contrainte.

    A bientôt.

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  5. Parlez-en à tous ceux qui se sont faits arnaquer par Poweo.

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  6. Libéralisation des services de renseignements téléphoniques => résultat pourle consommateur 50 % d'augmentation des tarifs. Vive la concurrence !!

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  7. Gardez vos certitudes ! Mais les tarifs soit-disant avantageux pratiqués par les monopoles d'Etat ("tarifs sociaux" de l'énergie par exemple) se retrouvent en creux dans votre feuille d'impôts.
    Le tout est de savoir si vous acceptez de payer (au percepteur) ce que vous ne consommez pas, sous prétexte de solidarité.
    Vous en avez le droit. Ce n'est pas mon cas.

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  8. J'ai déjà dit à quel point je trouvais scandaleux les similitudes des tarifs pratiqués par les opérateurs de téléphonie mobile, et leurs ententes tarifaires évidentes.
    J'ai déjà dit que je m'insurgeais contre le fait que les Autorités de ce pays laissent faire, et faillissent ainsi à leur devoir de garantir la liberté (de choix notamment) des citoyens.
    Il en va quasiment de même avec les services de renseignements téléphoniques dont vous parlez.
    Ce n'est pas la concurrence qui est en cause; c'est la non-concurrence organisée par ces opérateurs (y compris l'opérateur historique : le 118712), autrement dit les ententes anticurrentielles qui les lient, et que l'Etat ne sanctionne pas.
    Ce que vous reprochez au libéralisme, sans prononcer le mot, c'est le laxisme de l'Etat soit-disant libéral, qui "oublie" ses obligations régaliennes. Libéralisme ne signifie pas "laisser-fairisme" ni gabegie. Ce mot signifie liberté. Et dans un système libéral, la seule raison d'être de l'Etat est de garantir la liberté et la sécurité. Le laxisme dont je parle est un manquement inacceptable à ces deux obligations.
    Mais ne vous trompez pas d'ennemi. Ce n'est pas la concurrence qu'il faut fustiger, mais au contraire les manquements à la concurrence.

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  9. Bien entendu, vous ne répondez nullement sur les arnaques de Poweo et sur l'augmentation de 50 % Des tarifs des renseignements téléphoniques. Ce sont des faits. Les impôts, c'est un autre sujet. Comme si sur la feuille d'impôts, on payait le service du 12 de France Télécom ... prouvez-le !!

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  10. Les tarifs sociaux de l'énergie sont payés par les consommateurs et non pas par l'impôt. C'est ce qu'on appelle la solidarité. Bien entendu, c'est choquant pour les libéraux.

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  11. "Ce n'est pas la concurrence qui est en cause; c'est la non-concurrence organisée par ces opérateurs (y compris l'opérateur historique : le 118712), autrement dit les ententes anticurrentielles qui les lient, et que l'Etat ne sanctionne pas."

    Vous racontez n'importe quoi car vous ne connaissez pas le sujet. Dès l'annonce de la libéralisation, je l'avais prévu et j'avais prévu aussi que les nombreuses sociétés qui voulaient gagner du pognon sur ce secteur se casseraient la figure, car on ne monte pas un service de renseignements comme cela en claquant des doigts, surtout avec l'essor des services sur le Net. C'est le lobby libéral qui est passé par là, on libéralise sans tenir compte du contexte. Voilà le résultat du dogmatisme libéral.

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  12. Ce que vous ne comprendez pas, c'est que les "tarifs sociaux" dont on parle, administrés dans un but "social", sont très en-dessous du coût réel, et que la différence est prise sur le budget de l'Etat, c'est à dire sur l'impôt. C'est un fait, et vos dénégations n'y changeront rien. Evidemment, un opérateur privé ne peut pas utiliser cet artifice, et c'est pourquoi ses tarifs facturés sont plus élevés. Mais c'est autant de moins à prendre sur la feuille d'impôts.
    Vous avez toujours la possibilité de nier l'évidence et prétendre que "je dis n'importe quoi". Ca ne change rien à la réalité, même si vous ne voulez pas la voir.
    Maintenant, je préfère en rester là. J'hésite entre penser que vous êtes de mauvaise foi ou penser que vous ne comprenez rien à ce que je vous dis. Le "lobby libéral" dont vous parlez ne correspond à rien de sensé. Je vous laisse à vos certitudes dogmatiques...

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  13. "Je vous laisse à vos certitudes dogmatiques..."

    Moi aussi hihihihi

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  14. Ils ne sont pas du tout logiques les libéraux. Lorsqu'une entreprise publique pratique des "tarifs sociaux", ce sont nos impôts qui payent alors que c'est faux, ce sont les autres consommateurs. Ces derniers ne payeraient pas moins chers chez un concurrent du privé (cf mon exemple sur les arnaques de Poweo qui sont de notoriété publique). Un opérateur privé ne peux pas offrir des tarifs avantageux mais en même temps les libéraux nous disent qu'avec la concurrence, le consommateur gagne. Pas très logique tout ça. Ils ne peuvent pas baisser leur prix, mais le consommateur est gagnant. On a vu que le consommateur a été gagnant lorsqu'on a ouvert le servces de renseignements téléphoniques à la concurrence, on a vu que le consommateur a été gagnant dans les villes qui ont filé la distribution de l'eau à la Lyonnaise des eaux. Non, il faut être sérieux, certains services sont des services publics et la population a tout à perdre de ce bradage des services publics aux sociétés privées.

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  15. L’ouverture à la concurrence ne fait-elle
    pas baisser les prix et améliorer le service ?
    Non, la baisse des prix est loin d’être systématique et importante. Si les prix baissent, c’est
    au profit des grands clients et au détriment des autres usagers (particuliers, artisans, PME-PMI).
    En effet :
    - La péréquation qui assure le financement des activités non rentables par les activités rentables est
    démantelée,
    - La qualité et la sécurité se dégradent,
    - Les offres de prix et de services deviennent opaques,
    - La situation des usagers les plus faibles se détériore,
    - La précarité de l’emploi s’accroît.
    Enfin, les prix repartent à la hausse en quelques années.
    Voilà ce qu’ont systématiquement promis les libéraux. L’expérience des libéralisations montre
    que la réalité est tout autre.
    D’une part, la libéralisation et la privatisation n’entraînent pas systématiquement des baisses de
    prix. Ainsi, par exemple, dans le domaine de l’eau, un rapport de la Cour des Comptes, en 1997, précise
    que “ la hausse du prix est bien à mettre en relation avec la privatisation ” : les prix pratiqués par les
    opérateurs privés étaient supérieurs, en moyenne, de 28 % à ceux des régies publiques. De même, en
    Grande-Bretagne, après la privatisation de 1989, les factures d’eau ont doublé en cinq ans,, les bénéfices
    des compagnies ont triplé et les salaires des dirigeants ont quadruplé. Dans l’électricité, l’Observatoire
    d’un Cabinet Conseil relevait en septembre 2002, a contrario, que “ des pays où la dérégulation est
    moins avancée ont connu des réductions de prix plus massives (Belgique, France) ”.
    D’autre part, lorsqu’il y a baisse des prix, celle-ci n’est pas homogène. Les baisses profitent
    en priorité aux gros clients, en particulier, à certains grands industriels, au détriment des usagers
    particuliers, artisans ou petites entreprises qui ont un bien moindre pouvoir de négociation.
    Dans les télécoms, par exemple, des évolutions tarifaires ont été opérées et se sont traduites par
    une baisse sensible des tarifs longues distances, ce qui favorise, en premier lieu, le marché des
    grandes entreprises et pas une augmentation des tarifs courte distance (environ 150 %), frappant
    ainsi les particuliers.
    Ainsi, la situation des usagers les plus faibles se détériore. La péréquation qui assure le
    financement des activités non rentables par les activités rentables est démantelée au nom de la
    concurrence, accentuant ainsi les déséquilibres et l’inégalité de traitement entre les usagers selon
    leurs situations géographique, socio-économique, ….
    Et les prix repartent à la hausse, en quelques années, dès que les grands opérateurs ont
    éliminé les plus petits.
    Les libéralisations s’accompagnent fréquemment d’une dégradation de la qualité, de la sécurité
    et d’un recours croissant à des emplois précaires.
    De plus, avec l’ouverture à la concurrence, les offres de prix et de services deviennent très
    difficilement comparables, voire opaques pour les usagers : il suffit, par exemple, de se référer à la
    “ jungle ” actuelle des offres des opérateurs des télécommunications dénoncée par les associations
    de consommateurs. Les démarches commerciales ne traitent plus les usagers sur un pied d’égalité.
    Elles peuvent même déraper totalement, comme récemment au Royaume-Uni où certains commerciaux
    n’ont pas hésité à vendre des contrats d’électricité à des personnes décédées ou à des enfants…
    effectuant des ventes forcées qualifiées “ d’épouvantables ” par le Régulateur lui-même !

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  16. En résumé, le secteur public est vertueux et le secteur privé calamiteux, voire carrément voyou...

    Vive la collectivisation qui finance les activités non rentables par les activités rentables, autrement dit qui fait payer à l'ensemble des citoyens l'ensemble des prestations, même s'ils ne les utilisent pas, et qui "fait payer les riches pour financer les pauvres"...

    Vive la sacro-sainte vision d'une soit-disant Justice Sociale où le consommateur paie en raison de ce qu'il est, et non en raison de ce qu'il consomme.

    Et vive cette économie (très mal) administrée qui a fait les beaux jours de certains pays qui se sont lamentablement effondrés, à l'aboutissement d'un processus dans lequel nous sommes nous-mêmes entrés depuis trop longtemps, et qui conduit déjà à pas feutrés à notre propre effondrement.

    Ce jour-là seulement, mais il sera trop tard, l'Histoire aura donné raison à ceux qui tirent aujourd'huii le signal d'alarme...

    C'est pour éviter d'en arriver là que des gens comme moi montent au créneau, sous les huées de tous ceux qui n'ont rien compris, et aussi de tous ceux qui profitent de ce système absurde.

    C'est pour éviter d'avoir eu raison trop tôt. C'est pour éviter que les autres se réveillent trop tard.

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  17. L'accident de train en Charente, voilà une conséquence concrète de la libéralisation du fret en France. La réduction des coûts au détriment de la sécurité. Heureusement que cette fois-ci, il n'y a pas eu de collision avec un trains de voyageurs.

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  18. Interview intéressante de la prêtesse d'Alternative Libérale :

    http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/05/16/Rencontre-avec-Sabine-Herold#c15821

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  19. Alors que je donne entièrement raison à "Anonyme" (dont je déplore l'anonymat....) je constate qu'ici, à commencer par l'hôte des lieux, certains s'affrranchissent allègrement de notre Constitution qui reprend intégralement la déclaration des Droits de l'Homme de 1789, en particulier de ses articles 13 et 14.....

    jf

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  20. "Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

    Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée."


    jf.

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  21. Vous oubliez un parti dans vôtre liste. Petit parti aujoud'hui, il est amenné à croitre car lui seule représente la voix de la droite qui as voté NON, le seule à déffendre l'europe des peuple, respecteux des Nations et de leurs cultures. Le 7 juin, Debout La République, tenteras de faire entendre la voie de la raison!

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  22. De retour de voyage, je prends connaissance avec un intéret certain (si, si...) des nouveaux commentaires, que je ne me permettrai pas de traiter d'élucubrations...

    @ Anonyme

    Pour tout vous dire, dès que j'ai entendu parler de cet accident de chemin de fer, j'étais à peu près certain que certains allaient encore mettre ça sur le dos de l'ouverture à la concurrence des transports ferroviaires. C'est que je suis maintenant fort bien habitué à la mauvaise foi de certains et à la bêtise de beaucoup d'autres en matière de gestion des services publics, selon l'expression qu'ils emploient à tort et à travers, deux défauts qui conduisent à l'absurdité de leurs propos...

    Que l'on veuille bien m'expliquer pourquoi seule une entreprise du secteur public aurait par définition plus de compétences, ne serait-ce qu'en matière de sécurité, qu'une entreprise privée. Que l'on veuille bien m'expliquer pourquoi une entreprise privée ne serait pas capable de faire circuler des trains sur des rails en respectant la signalisation. Que l'on veuille bien m'expliquer pourquoi seule une entreprise déficitaire est sensée penser à autre chose qu'au profit (ou à l'équilibre de ses comptes, ce qui revient au même). Et s'il ne s'agit pas là de sophismes, que l'on veuille bien m'expliquer pourquoi les Etats Unis ou l'Australie, où le transport ferroviaire est totalement dans le secteur privé, n'ont pas plus d'accidents au kilomètre parcouru que la France, ou que l'Europe.

    Que je sache, il y a eu de tous temps des accidents de trains, alors même que la SNCF avait en France un monopole ! Et qu'on ne vienne pas me dire pour étayer ces thèses absurdes qu'il y a des sociétés privées impliquées dans plusieurs accidents de trains récents : ce n'est pas parce que le hasard sert ponctuellement vos idées préconçues qu'elles sont crédibles.

    Pour ce qui est de votre lien concernant Sabine Herold, je vous avoue que je n'ai que brièvement parcouru l'article. En effet, je ne fais pas campagne pour Sabine Herold, ni pour Alternative Libérale, et je n'ai pas éprouvé d''intérêt à analyser cet article de presse pour essayer de déterminer s'il est tendencieux ou pas. Cela m'importe peu. J'ai simplement dit que les idées énoncées dans le programme de ce parti correspondaient aux miennes sur le sujet de l'Europe, un point c'est tout. Et je le maintiens.

    Enfin, c'est vrai que je n'ai pas parlé du parti de Nicolas Dupont-Aignan dans mon billet. Cet homme politique est assez intéressant à beaucoup d'égards. Malheureusement pour lui, il est beaucoup trop passéiste et accroché à des principes gaulliens surranés dans le paysage politique internationnal du 21° siècle. En outre, le simple fait qu'il ait appelé au "non" au référendum est pour moi rédhibitoire : j'étais et je demeure POUR une constitution européenne. Je sais que la majorité des citoyens européens en rejettent l'idée. Ce n'est pas une raison suffisante pour me faire changer d'avis.

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  23. @ Jacques

    Quand on vous connait ne serait-ce qu'un peu, on ne peut s'attendre qu'à vous voir abonder dans le sens des propos de notre ami anonyme ! Vous êtes comme beaucoup d'autres un dogmatique de la collectivisation des services publics, expression qui constitue d'ailleurs dans votre esprit un pléonasme : quand vous dites "Service Public", ça signifie tout autant "secteur public", et encore une fois, vous êtes nombreux à faire cet amalgamme pernitieux.

    Ensuite, concernant votre réflexion sur la supposée anticonstitutionnalité de mes propos, votre raisonnement est pour le moins spécieux ! Il est vrai que la Constitution reprend les termes de la Déclaration des Droits de l'Homme. Pas celle de 1789 toutefois, mais celle de 1948. Et les articles que vous citez sont ceux de la première.

    Ceci étant, personne ici, pas même moi, n'a nié le bienfondé de l'impôt. Personne ici, pas même moi, n'a prétendu qu'il fallait ôter à l'Etat ses prérogatives régaliennes ni leur financement par l'impôt. Personne ici, pas même moi, n'a prétendu qu'il fallait privatiser l'armée, la police, ni aucune des administrations qui ont en charge la sécurité des citoyens.

    Ce que j'ai dit, et que je répète, c'est que l'unique rôle légitime de l'Etat est de garantir la sécurité des citoyens et l'exercice plein et entier de leurs libertés individuelles. Ce que j'ai dit et que je répète, c'est que toute autre activité de l'Etat, à commencer par toutes sortes d'activités mercantiles (énergie, transports, etc...) est illégitime, au moins lorsqu'elles constituent un monopole, et que le financement par l'impôt de leur gestion déficitaire est tout simplement inadmissible. Tout comme sont inadmissibles les déficits publics en grande partie causés par des programmes de redistribution épouvantablement mal ficelés : ce fameux "modèle social français" qui nous envoie dans le mur...

    Je sais que vous ne partagez pas mon point de vue. Cela ne vous autorise pas à déformer mes propos.

    A bientôt.

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  24. précision : le "anonyme" du 27 mai n'est pas le même que l'anonyme des messages précédents. Je ne suis pas l'anonyme du 27 mai mais l'anonyme des messages précédents !

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  25. "En outre, le simple fait qu'il ait appelé au "non" au référendum est pour moi rédhibitoire : j'étais et je demeure POUR une constitution européenne. Je sais que la majorité des citoyens européens en rejettent l'idée. Ce n'est pas une raison suffisante pour me faire changer d'avis."

    Comme d'habitude, vous pensez à la place des citoyens européens. La majorité des européens sont pour une constitution européenne, mais pas pour la constitution "Giscard", la nuance est primordiale.

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  26. "ce n'est pas parce que le hasard sert ponctuellement vos idées préconçues qu'elles sont crédibles."

    Ce n'est pas le hasard. Pour preuve, les accidents graves qui ont eu lieu sur le rail britannique. Il n'y a que les gens comme vous qui contestent l'évidence. Bien entendu que des accidents se sont produits aussi avec la SNCF, mais les considérations liées à la sécurité sont beaucoup plus prises en compte qu'avec une entreprise privée dont l'objectif est d'augmenter son profit, en diminuant ses coûts sur les aspects liés à la sécurité.

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  27. Vous avez beau jeu d'ériger en principe ce que vous pensez du comportement des entreprises privées, notamment en matière de sécurité, car il est tout bonnement impossible de prouver que vous avez tort.

    Cependant, que je sache, dans le transport aérien par exemple, il n'est pas notable que les compagnies privées soient plus accidentogènes que les compagnies nationales !

    Ce procès d'intention que vous faites au secteur privé qui se foutrait totalement de la sécurité pourvu qu'il augmente ses profits est, une fois de plus, l'expression d'un dogmatisme que je ne cesse de dénoncer, et que, bien entendu, vous allez encore récuser cette fois-ci. Nous n'en sortirons pas, j'en ai peur...

    En tout cas, il n'y a rien d'objectif dans votre thèse : rien que de l'a priori idéologique.

    Pour ce qui est de l'opinion européenne qui serait majoritairement acquise à l'idée d'une constitution, c'est à dire d'institutions clairement supranationales, et si vous en avez à me donner, je suis preneur de toute source valide et sérieurse qui validerait vos propos. Merci d'avance.

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  28. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  29. "Pour preuve, les accidents graves qui ont eu lieu sur le rail britannique"

    Désolé d'interrompre cette passionnante discussion mais votre exemple est le plus mauvais qui soit pour une raison très simple : c'est l'état anglais qui a laissé la situation se détériorer au point que ne pouvant plus assurer de service de qualité, il a décidé de tout privatiser pour se débarrasser définitivement du problème et ne plus avoir à assumer cette charge insupportable...
    L'entreprise privée qui a repris le réseau ne pouvait en aucune manière le moderniser d'un coup de baguette magique, ne serait-ce qu'à cause des sommes colossales qu'elle aurait dû débourser alors qu'elle n'avait même pas commencé à faire de bénéfices - il n'y a qu'un état avec les garanties qu'il offre (mais elles ont également leurs limites et il est fort probable que nous allons le découvrir sous peu à nos dépens!) qui puisse se permettre de s'endetter au delà du raisonnable pour financer une telle œuvre... d'ailleurs une partie de la dette française est directement liée à celle de la SNCF qui est depuis des années déficitaires, malgré les artifices comptables utilisés pour masquer la réalité du problème!
    Donc avant de prendre appui sur des bases plus que branlantes, vous devriez, tintin, vous renseigner plus amplement...

    P.S. désolé pour la mauvaise manipulation précédente.

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  30. Au contraire, mon exemple est le meilleur qui soit. Un gouvernement libéral,
    lorsqu'il souhaite privatiser laisse délibérément la situation se détériorer
    pour légitimer la privatisation d'un service public. Pour moi,la sécurité n'a pas de prix, pour des services publics comme le transport, la santé,
    l'énergie etc... Je vous ferai remarquer que les accidents sur la rail en Grande Bretagne
    ne sont pas le fait seulement de la détérioration du réseau, mais souvent sont la conséquence
    de collisions entre des trains de différentes compagnies roulant sur une même voie.
    C'est l'aberration de la libéralisation du rail, faire rouler sur des mêmes voies des trains de plusieurs compagnies.

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  31. Venez signer la pétition pour demander l'inscription dans la Constitution d'une charte des services publics garantissant "le droit pour tous à des services publics de qualité et de proximité".


    http://www.referendum-servicespublics.com/index.php?petition=1&signe=oui

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  32. @ daredevil2007

    Ne soyez pas désolé ! Ce blog est destié à recevoir les commentaires, positifs comme négatifs. Merci au contraire de votre intervention, à laquelle je souscris tout à fait.

    Trop de personnes, et pas seulement à gauche, et pas seulement à ce sujet-là, ont des réactions "épidermiques" motivées principalement par leur positionnement politique, sans prendre le temps ni faire l'effort de la réflexion.

    C'est manifestement le cas de notre ami tintin...

    @ tintin

    Vous avez écrit : C'est l'aberration de la libéralisation du rail, faire rouler sur des mêmes voies des trains de plusieurs compagnies.Dans le même esprit, et si je vous suis, il est urgent de créer une Société Nationale de Transport Routier. Cette entreprise de droit public, que d'aucuns sanctuariseront aussitôt comme un nouvel aspect du Service Public à la Française, aura le monopole des transports routiers de marchandises et de voyageurs, sera financé évidemment par les seuls deniers de l'Etat (c'est à dire par l'impôt ou la dette publique), et seront déclarées illégales toutes les entreprises privées de transport existantes : transporteurs proprement dits, logisticiens, sociétés de taxis, artisans taxis, ambulanciers, et j'en passe, toutes entreprises dont la seule obsession est de faire des profits, au mépris de la sécurité et de cet Intérêt Général que seule, par nature, une entreprise du secteur public est apte à respecter.

    Evidemment, il faudra bien trouver ailleurs les revenus fiscaux (TVA, taxe professionnelle, impôt sur les sociétés, etc...) que paient aujourd'hui tous ces acteurs devenus illégaux. De même qu'il faudra bien s'accoutumer à la dictature des horaires et des trajets, à l'absence totale de concurrence tarifaire qui entrainera, au choix, le déficit chronique (type SNCF) de cette entreprise publique, ou ses tarifs prohibitifs (type Air France avant l'ouverture à la concurrence), ainsi qu'aux sempiternels débrayages du personnel (type fonction publique en général).

    Quitte à dire des conneries, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout du raisonnement, n'est-ce pas tintin ?

    Il est en effet tout aussi aberrant que pour le rail, de voir circuler sur nos routes et nos autoroutes, des véhicules de transport de plusieurs compagnies. C'est sans aucun doute la cause de l'accidentologie importante des voies routières !

    Qu'en dites-vous ?

    Au fait, il faudra aussi interdire aux transporteurs étrangers de rouler sur notre sol ! Ca ne va pas aller tout seul ...

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  33. "Il est en effet tout aussi aberrant que pour le rail, de voir circuler sur nos routes et nos autoroutes, des véhicules de transport de plusieurs compagnies. C'est sans aucun doute la cause de l'accidentologie importante des voies routières ! "

    Mettre sur le même plan un rail de chemin de fer et une autoroute comme vous le faîtes montre que vous n'avez rien compris ou alors vous faîtes semblant.

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  34. "Trop de personnes, et pas seulement à gauche, et pas seulement à ce sujet-là, ont des réactions "épidermiques" motivées principalement par leur positionnement politique, sans prendre le temps ni faire l'effort de la réflexion. "

    Bien entendu, vos réactions à vous ne sont nullement épidermiques et ne sont nullement motivées par votre posiotionnemnt politique. Un peu de sérieux, Monsieur Foulon, vos idées sont très minoritaires dans le pays.

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  35. A tintin : non seulement vous êtes d'une totale mauvaise foi en bon idéologue que vous êtes mais en plus vous proférez des termes parfaitement méprisables avec de fort relents totalitaires (cf. votre dernière phrase): quel bel esprit démocratique! On se croirait au bon vieux temps de la guerre froide... tout un programme!
    Mais rassurez-vous, la partie va très bientôt se terminer - ne vous en déplaise - car les finances françaises sont si mal en point que je ne vois comment éviter la débâcle ... et vos rodomontades n'y changeront rien : il vous restera ainsi qu'à nous tous vos yeux pour pleurer!

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  36. C'est malheureusement fort à craindre ! Surtout si on laisse proliférer sans réagir les idées qui nous ont conduits là où nous en sommes...

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  37. Je crois que nous avons largement dépassé le stade des craintes au vu de tous les derniers chiffres économiques de notre pays : depuis septembre 2008, la situation va de mal en pis...
    Cela me fait furieusement penser au fameux livre de J. Jaffré!

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  38. "mais en plus vous proférez des termes parfaitement méprisables avec de fort relents totalitaires (cf. votre dernière phrase)"

    Ah bon, faire le constat que vos idées sont minoritaires est selon vous faire preuve de totalitarisme. Alors, celle là, c'est la meilleure de l'année !

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  39. Excusez moi Cher René d'être "un peu" en retard pour répondre à votre...réponse du 28 mai dernier à 09h07.
    Permettez moi donc de vous faire remarquer que vous connaissez plutôt mal, me semble-t-il, notre Constitution.....
    Celle-ci commence expressément par ceci:
    "LE PEUPLE FRANCAIS PROCLAME SOLENNELEMENT SON ATTACHEMENT AUX DROITS DE L'HOMME ET AUX PRINCIPES DE LA SOUVERAINETE NATIONALE TELS QU'ILS ONT ETE DEFINIS PAR LA DECLARATION DE 1789,confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946. (et non 1948 comme vous l'avez écrit sans doute par erreur ou faute de frappe).
    Ainsi donc, Cher René, mon commentaire était tout à fait....pertinent, ne vous en déplaise.

    Sans rancune aucune.

    jf.

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  40. Soit, cher Jacques, je me suis peut-être trompé sur le texte de la constitution. Veuillez m'en excuser. Je n'en fais pas ma Bible...

    Quoi qu'il en soit, cela ne change STRICTEMENT RIEN sur le fond du problème, et j'aimerais assez que vous m'y répondiez.

    Les articles de la déclaration des droits de l'Homme que vous citez n'ont à mes yeux strictement aucun rapport avec mes propos, qui ne contestent EN RIEN la légitimité de l'Etat à percevoir l'impôt pour financer ses fonctions régaliennes, que sont essentiellement la sécurité (intérieure et extérieure) et la garantie de l'exercice des libertés individuelles.

    A bientôt, pour en discuter.

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  41. Vous savez pertinemment ce que je veux dire.
    Ce sont bien les impôts des Français qui ont servi à mettre en place le train, le métro, la poste, le téléphone, la distribution d'eau, de gaz, d'électricité, l'aeronautique, le spatial... etc... toutes activités que vous jugez "libéralement" comme des activités commerciales qui ne relèvent pas, selon vous, du joli terme (qui ne veut rien dire) du "domaine régalien" de l'Etat.
    Parce qu'il y a des subventions à des "associations", parce qu'il y a des "tarifs sociaux", vous, vous hurlez au détournement de l'impôt.
    Mais lorsque les secteurs évoqués sont privatisés, vous ne vous indignez jamais de la spoliation subie par les citoyens contributeurs de l'Etat.
    Et donc...nous divergeons.

    jf.

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  42. Bonjour Jacques,

    Nous divergeons en effet, mais ce n'est pas un scoop !...

    Tout d'abord, le terme "régalien". Navré de vous contredire, mais non seulement ce terme a un sens, mais il a exactement celui que je lui donne à chaque fois que je l'emploie : il signifie étymologiquement "Ce qui concerne le roi", et il est couramment utilisé pour désigner ce qui est du ressort de l'Etat. Ne dites donc pas "qu'il ne veut rien dire". J'ai la prétention de savoir encore parler français...

    Ensuite, je constate que vous me répondez une nouvelle fois à côté du sujet. Pas seulement par rapport à mon billet, mais également, ce qui est un comble, par rapport la discussion annexe que vous avez vous-même initiée !

    Vous m'avez invectivé en date du 21 mai en ces termes : "je constate qu'ici, à commencer par l'hôte des lieux, certains s'affranchissent allègrement de notre Constitution qui reprend intégralement la déclaration des Droits de l'Homme de 1789, en particulier de ses articles 13 et 14.....". C'est à cela, et uniquement à cela, que je vous ai répondu. Comme d'habitude, et comme vous sentez que vous n'aviez pas entièrement raison (c'est un euphémisme), vous repartez dans une autre direction... Mais je vais quand même vous répondre.

    Il est exact que les contribuables ont participé financièrement à l'élaboration des services et des entreprises que vous citez. Ca n'en constitue en aucun cas un gage de la légitimité de leur maintien dans le domaine public.

    En outre, vous raisonnez comme si, dans le cadre des privatisations, les infrastructures étaient données "en cadeau" à l'opérateur privé qui se voit attribuer le marché. Beaucoup d'entre eux seraient heureux que vous ayez raison, mais c'est une contre vérité. Les réseaux (de gaz, d'électricité, de téléphone filaire, de chemins de fer, par exemple), qui ont été financés et continuent de l'être par l'impôt, ne sont en aucun cas la propriété des opérateurs qui les utilisent, et qui paient pour cela des redevances.

    Tel que je vous connais, vous réussirez peut-être à me citer un contre-exemple. Mais n'oubliez pas que l'attribution de ces marchés n'est pas gratuit, et que le montant du "ticket d'entrée" peut valablement s'apparenter à l'achat de certaines infrastructures.

    Vous n'êtes donc aucunement fondé à considérer que le citoyen contributeur de l'Etat est spolié. On est d'accord avec le principe ou on ne l'est pas, mais c'est ainsi...

    Alors, oui, je continuerai à hurler au détournement de l'impôt chaque fois que l'Etat engagera les finances publiques, c'est à dire de l'argent confisqué aux citoyens, dans des domaines qui ne sont pas légitimement les siens.

    Alors, oui, nous divergeons. Et nous continuerons sans doute durablement de le faire...

    A bientôt.

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