Chose promise, chose due : dans mon billet du 4 septembre consacré, sous les feux de l'actualité, au RSA, j'annonçais un billet de fond sur ce que je crois au sujet la politique sociale.
Si je voulais être strict dans la construction de ce billet, il conviendrait qu'en préambule, je dise quelle est ma position au sujet du rôle de l'état et de la puissance publique par rapport aux citoyens. Je pense cependant avoir déjà développé assez largement mes idées sur le sujet, et je ne vais que rappeler ci-dessous quelques billets qui les expriment :
Sur le rôle de l'état dans l'économie le 11 décembre 2007
Sur un montant commun à tous les minima le 26 décembre 2007
Sur l'économie budgétaire le 28 mars 2008
Sur la culture de l'assistanat le 1er juin 2008
Depuis ce billet du 4 septembre, de nouvelles annonces ont été faites par le gouvernement qui vont (encore et toujours) dans le mauvais sens. A commencer par ce projet de mettre à la charge de toutes les entreprises les frais de transport de leurs salariés, à hauteur minimum de 200 € par mois. Et remettez-moi çà ! Encore une louche d'assistanat s'il vous plaît ! Quand ce n'est pas à la charge de l'état, c'est-à-dire de l'impôt, c'est à la charge des entreprises, c'est à dire in fine du pouvoir d'achat des salariés... Car enfin, arrêtons de dire des idioties pour que les gens entendent ce qu'ils ont envie d'entendre : quand "le patron paie", c'est le salaire du salarié qui diminue d'autant ! Et c'est tout à fait normal. Gérer une entreprise, ce n'est pas jouer la femme du Larousse en "semant à tous vents" ! C'est au contraire faire en sorte que ladite entreprise soit financièrement saine, qu'elle fasse les bénéfices qui sont sa raison d'être, et qu'ainsi elle perdure.
Il est quand même spécieux d'entendre les acteurs sociaux, et singulièrement les syndicats, fustiger la mauvaise gestion de ses dirigeants quand une entreprise ferme ses portes, alors que leur action habituelle est de tenter d'obtenir des mesures qui relèvent directement de cette mauvaise gestion-là !...
Il en va totalement de même des aides sociales, des incitations fiscales et des subventions diverses et variées à la charge du budget de l'état ou des collectivités territoriales. Dans tous les cas, soit elles sont financées par des cotisations qui sont in fine à la charge y compris de leurs bénéficiaires, soit elles sont prises sur des fonds publics, c'est à dire sur l'impôt. C'est dire, donc, qu'elles grèvent dans tous les cas le pouvoir d'achat. Dire le contraire est un mensonge, et une tromperie éhontée...
Il serait temps d'en finir avec ces mensonges, et d'arrêter de "prendre les gens pour des cons", comme on vient élégamment de me le reprocher, évidemment à tort, dans un commentaire que j'ai reçu sur ce blog.
Il serait temps d'en finir avec l'arrogance, et d'arrêter de prétendre tout régenter "d'en haut", d'agir comme si les citoyens étaient des mineurs incapables, de se substituer à eux en les dépossédant de leur libre arbitre, et de faire les choix qui les concernent à leur place.
Il serait temps d'en finir avec les atteintes au droit de propriété. Le citoyen devrait demeurer maître de l'utilisation de ses revenus, qui lui appartiennent par définition. Au lieu de ça, l'état se comporte en racketteur, et spolie le citoyen d'en moyenne la moitié de ce qu'il gagne : les prélèvements obligatoires représentent bon an mal an 45 % du produit national brut, c'est à dire de toute la production de richesses dans ce pays. Source ici.Prétendre pratiquer ces ponctions autoritaires "dans l'intérêt général", c'est à dire soi-disant pour le bien des citoyens, est dans le meilleur des cas une tromperie, dans le pire des cas une escroquerie morale, et dans tous les cas un comportement dictatorial inadmissible.
Il serait temps d'en finir avec les redistributions et les transferts sociaux, décrétés selon des critères et sur un mode lui-aussi dictatorial. Prendre beaucoup à ceux qui ont plus que les autres pour redonner des miettes (parce qu'ils sont beaucoup plus nombreux) à ceux qui ont moins, revient à donner une prime au laxisme et à la passivité. C'est en tous cas le contraire de cette justice sociale et de cette sacro-sainte égalité dont on nous rebat les oreilles. L'égalité dont s'enorgueillit la devise de la république, c'est l'égalité de droits proclamée par la déclaration des droits de l'homme, pas une illusoire et impossible égalité de fait. Vouloir tout niveler d'un citoyen à l'autre, c'est tout niveler par le bas, et c'est porter une atteinte calamiteuse à la liberté, cet autre concept pourtant proclamé en tête de la même devise républicaine.
Il serait temps d'en finir, dans le même esprit, avec cet inepte système d'imposition progressive, caractérisée par les tranches de l'impôt sur le revenu. Car enfin, où est la justice fiscale quand certains individus sont totalement exonérés de l'impôt (revenu imposable inférieur à 5 700 € en 2007) et que d'autres sont ponctionnés jusqu'à hauteur de 40 % ? Source : ici. Le calcul donne 28 % dans le cas d'un revenu imposable de 100 000 €, contre 14 % dans le cas d'un revenu imposable de 12 000 €, soit exactement le double !
Il serait temps d'en finir, en outre, avec ces niches fiscales diverses et variées qui exonèrent de fait ceux qui ont la chance de s'y trouver. Les mauvaises langues ajouteront "ceux qui sont proches du législateur"...
Il serait temps d'en finir avec ces revenus de substitution extrêmement coûteux pour le citoyen actif, du RMI au RSA, qui sont une véritable "machine à exclure" en ce sens qu'ils démobilisent lamentablement les énergies de ceux qui en bénéficient, et qu'ils les enferment dans leur ghetto social sans espoir d'en sortir un jour. Malgré tous les vains efforts de leurs concepteurs, il sera toujours le plus souvent préférable, financièrement comme socialement parlant, de bénéficier de ces rentes publiques à ne rien faire que d'accepter un travail peu rémunéré. Sans préjudice du fait, chacun le sait parfaitement, que nombre des bénéficiaires "arrondissent leurs fins de mois" avec du travail clandestin auquel ils ont par définition tout le temps de se livrer...
Il serait temps d'en finir avec les dépenses somptuaires d'un état en faillite et de collectivités territoriales lamentablement gérées, avec des marchés publics aux procédures tellement complexes que les personnels ont le plus grand mal à les appliquer, et qui pourtant n'évitent en rien les abus, "pots de vins" et autres détournements et prises illégales d'intérêt. Les fonds publics ne sont pourtant pas la propriété des collectivités publiques. Ils appartiennent aux citoyens, à qui ils ont été ponctionnés par l'impôt, et sont sous la responsabilité écrasante des administrations qui devraient les gérer avec une rigueur extrême, ce qui est à l'opposé de ce qui se passe dans les faits. Si une entreprise, peu importe sa taille, gérait ses fonds comme le fait la puissance publique, elle ne "tiendrait" pas deux exercices comptables !
Il serait temps d'en finir avec ce déficit budgétaire infâme qui pèse sur l'économie, et qui alourdit mécaniquement le poids des prélèvements obligatoires. Il était de 51 milliards d'euros à fin juillet 2008 (source ici), soit environ 3 % du budget de la nation, et le déficit cumulé dépasse les 1 200 milliards d'euros, soit 65 % du produit intérieur (source ici) !
Il serait temps d'en finir avec les contraintes insupportables qui pèsent sur l'organisation du travail, et sur la teneur du contrat de travail. Ce dernier est, comme son nom l'indique, l'expression d'un accord contractuel entre l'employeur et son employé. Tant que les deux sont d'accord, on ne voit pas bien ce que la puissance publique vient faire là-dedans ! Il serait temps d'en finir avec les obligations en tous genres à la charge de l'employeur, notamment en matière de clause résolutoire (conditions imposées de la rupture du contrat, y compris du licenciement).
Plus il sera difficile de se séparer d'un salarié devenu en surnombre en regard de l'activité de l'entreprise, et plus cette entreprise hésitera à embaucher ce même salarié dont elle saura avoir ensuite le plus grand mal à se défaire le moment venu. Ce devrait être une lapalissade pour tout le monde. C'est aujourd'hui un concept honteux pour certains. Et pendant ce temps, le carcan du contrat de travail tel qu'il existe est une machine à créer du chômage...
Il serait temps d'en finir avec le SMIC, cette quasi exception française. Tant que le montant de la rémunération du salarié ne pourra être fixée librement de gré à gré, et tant qu'il sera plus rentable de faire travailler un Chinois qu'un Français à qualification et à temps de travail égal, il ne faudra pas s'étonner des délocalisations. Je sais parfaitement que, même en thérorisant l'absence des charges sociales lamentablement élevées qui pèsent sur les salaires européens, on ne pourrait pas rivaliser avec les pays que l'on nomme pour cette raison "à bas coûts". Mais une délocalisation n'entraîne pas pour l'entreprise que les avantages dûs à la différence de salaires.
Elle comporte bien des désavantages aussi, en termes de technicité et de culture d'entreprise notamment. Si la différence des coûts de main d'oeuvre comparés était raisonnable, un nombre non négligeable d'entreprises préfèreraient ne pas délocaliser. Le SMIC et les différents minima, issus des accords de branche ou autres, sont eux aussi des machines à détruire l'emploi.
En résumé, il serait temps d'en finir avec les demi-mesures et les réformetttes, et il serait temps de passer aux choses sérieuses !
Dans une société moderne et compte tenu de l'évolution favorable des sciences et des techniques, les conditions sont parfaitement réunies pour que l'organisation économique soit de nature, non seulement à permettre à chacun de vivre correctement du fruit de son travail, non seulement à permettre à l'état, via une fiscalité raisonnable, de faire face à ses obligations régaliennes, mais encore à mettre en oeuvre une garantie de survie pour chaque citoyen quel qu'il soit.
Encore faut-il en revenir à des notions simples et de bon sens :- L'Etat n'a pas pour vocation de se substituer à l'individu, au service duquel il doit être et pas l'inverse.- Ce même Etat doit se contenir à sa seule fonction naturelle, à savoir la garantie de la liberté des citoyens, qui passe par celle de la sécurité des biens (droit de propriété) et des personnes, à l'intérieur (police et justice) comme à l'extérieur (armée). Ce sont là les seuls domaines à financer par l'impôt.- Tous les autres "services publics" (entendez par là "services au public") doivent être ouverts au secteur privé, ce qui n'exclue pas des établissements publics, mais ces derniers financés par leurs usagers et non par l'impôt.
L'application de cette règle simple rendrait obsolète la très grande majorité des prélèvements obligatoires que nous connaissons aujourd'hui, et augmenterait mécaniquement dans une très large mesure les revenus effectifs des citoyens (ceux qu'ils perçoivent effectivement), et donc non moins mécaniquement leur pouvoir d'achat. Ils auraient ainsi, ensuite, tout le loisir et toute la possibilité de subvenir par eux-mêmes à leurs besoins, dans la mesure dictée par leur seul libre arbitre.
Concrètement, il s'agirait idéalement :- De réformer l'impôt sur le revenu en le rendant proportionnel, c'est à dire calculé selon un taux unique applicable à tous les revenus quel que soit leur importance, de 0 à l'infini.Cet impôt serait enfin juste et équitable, et sans doute de surcroît bien accepté par tous, comme l'est aujourd'hui la TVA.Sont taux devrait être contenu en-deçà de 20 %, à charge par les administrations de se gérer sur la base de cette seule ressource, laquelle serait non expansive sauf par le fait de l'expansion économique.- De supprimer toutes les aides sociales, crédits d'impôts, niches fiscales et autres subventions publiques. Et de supprimer par conséquent les cotisations qui vont avec certaines...- De les remplacer par un "revenu d'existence" d'un montant uniforme et versé à tous, sans condition de ressource. On garantirait ainsi à tous le "minimum vital", afin de ne laisser personne sur le bord du chemin, tout en supprimant l'incitation à ne pas reprendre un emploi pour ceux qui n'en ont pas. Ce même revenu d'existence, puisque versé à tous sans exception, permettrait la suppression pure et simple du SMIC, et la liberté totale de fixation du salaire entre employeur et salarié.
Concernant la protection sociale (maladie et retraite) :- De faire reposer les cotisations dites "salariales" sur tous les revenus, y compris bien sûr le revenu d'existence ci-dessus (même base que l'impôt proportionnel sur le revenu). Et ces cotisations devraient être versées par le salarié lui-même après qu'il ait touché son salaire entier, à la fois pour qu'il ait la pleine conscience de ce qu'il gagne effectivement et du coût de sa protection sociale, et à la fois pour permettre la mise en concurrence de plusieurs systèmes différents d'assurances santé et prévoyance et de retraites. Ce serait la fin de cet ogre macrophage et ingérable qu'est la Sécurité Sociale.- De faire reposer les cotisations dites "patronales" sur la valeur ajoutée et non plus sur les salaires. Cela présenterait deux avantages évidents : ne pas pénaliser l'emploi et faire cotiser toutes les activités, y compris à très faible utilisation de main d'oeuvre.
Le schéma que je décris ici est celui d'une société qui redonnerait enfin toute son importance à l'individu et au citoyen, lequel retrouverait toute sa liberté, tout en stimulant l'esprit d'entreprise et en éradiquant l'esprit d'assistanat qui sclérose notre économie et notre vie sociale.
Mais existe-t-il dans ce pays un seul décideur politique qui soit prêt à mettre en oeuvre une telle "révolution" dont la seule évocation, n'en doutons pas, va soulever des vagues géantes de protestations courroucées ?...
Nota : Je voudrais citer ici le blog d'Alternative Libérale, qui a travallé sur le même sujet dans cet article
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Les Anciens avaient inventé la Démocratie
Les Modernes y ont ajouté la Liberté
Nous sommes responsables des deux...
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samedi 13 septembre 2008
vendredi 5 septembre 2008
Petit billet pour une ire matinale...
Juste quelques lignes pour graver dans ce blog la trace d'un "coup de gueule" que je pousse presque quotidiennement en écoutant le commentaire de la météo sur France 2 le matin...
Je ne suis pas de formation littéraire, mais j'ai compris depuis longtemps que la langue était le principal pilier de la culture, en France comme ailleurs dans le monde. Que serait devenue, par exemple, la culture celte en France sans la langue bretonne ? Qu'est devenue la culture de la Grèce antique quand tout le monde de l'époque s'est mis à parler latin ? Que sera la culture française si demain tous les Français se mettent à ne parler qu'anglais ? Et que dire de cette pseudo-langue "charabiaesque" que l'on nomme quelquefois le "franglais" ?
Eh bien, c'est pourtant ce à quoi nous assistons à longueur de temps, et de plus en plus... Non contents d'utiliser des mots d'anglais plus ou moins (et plutôt moins que plus) "francisés", alors même que des mots français existent, nos journalistes de la presse parlée, dont c'est pourtant le métier de parler, et qui à mes yeux ont de ce fait une lourde responsabilité dans le maintien d'un bon niveau de qualité de la pratique de la langue française dans ce pays, se mettent maintenant à utiliser une syntaxe empruntée au monde anglo-saxon !
Je n'en veux pour preuve que cette formulation directement copiée de la locution américaine "due to", dont la signification exacte est plus proche de "En raison de [... quelque chose]" que de "dû à [... quelque chose]".
Cependant, au moins deux commentatrices de la météo (pourquoi particulièrement cette rubrique ? Je n'en sais rien.) utilisent la locution "dû à [...]" sans aucun discernement. Et c'est particulièrement agaçant !
Cette façon de s'exprimer est dans certains cas parfaitement conforme à la syntaxe française, comme par exemple dans une phrase du type "De très fortes pluies sont à craindre sur la région Nord Pas de Calais, dues à une dépression située sur le nord de l'Irlande, associée à une perturbation qui traversera le pays [...]". L'adjectif qualificatif "dues" est ici attribut du nom "pluies" (avec lequel il doit s'accorder), et c'est tout à fait correct.
Par contre, la forme de phrase suivante, entendue "à répétition" sur l'antenne publique, est parfaitement incorrecte et ne veut rien dire : "Dû à une perturbation associée à la dépression située sur le nord de l'Irlance et qui traversera le pays [...], on peut craindre pour la région Nord Pas de Calais de très fortes pluies [...]". Ici, l'adjectif "Dû" ne s'applique à aucun élément de la phrase, ni comme épithète ni comme attribut, et n'a donc aucune raison d'être. La phrase devient sans signification, sauf au prix d'un effort intellectuel destiné à "remettre les choses d'aplomb", effort que certains d'entre nous font instinctivement en raison de leur pratique plus ou moins courante de la langue anglaise (ou américaine). Mais la majorité "laisse passer" la faute sans la remarquer, et assimilent instinctivement cette fausse syntaxe à une formulation correcte.
C'est ainsi que meurent les langues, et avec elles les cultures... Et qu'on ne vienne pas me "remettre le couvert" de l'enrichissement de la langue par l'apport d'une langue étrangère. Dans ce cas précis comme dans bien d'autres, il ne s'agit pas d'un enrichissement mais bien d'une pollution ! Il y aurait enrichissement, comme dirait monsieur de La Palice, si cela apportait quelque chose. Ici, il n'en est rien. La formulation correcte existe bien en langue châtiée pour dire exactement la même chose. Cette manière de parler est tout simplement une faute de syntaxe et rien d'autre...
Ce billet était publié sur mon ancien site. Commentaires ici
Je ne suis pas de formation littéraire, mais j'ai compris depuis longtemps que la langue était le principal pilier de la culture, en France comme ailleurs dans le monde. Que serait devenue, par exemple, la culture celte en France sans la langue bretonne ? Qu'est devenue la culture de la Grèce antique quand tout le monde de l'époque s'est mis à parler latin ? Que sera la culture française si demain tous les Français se mettent à ne parler qu'anglais ? Et que dire de cette pseudo-langue "charabiaesque" que l'on nomme quelquefois le "franglais" ?
Eh bien, c'est pourtant ce à quoi nous assistons à longueur de temps, et de plus en plus... Non contents d'utiliser des mots d'anglais plus ou moins (et plutôt moins que plus) "francisés", alors même que des mots français existent, nos journalistes de la presse parlée, dont c'est pourtant le métier de parler, et qui à mes yeux ont de ce fait une lourde responsabilité dans le maintien d'un bon niveau de qualité de la pratique de la langue française dans ce pays, se mettent maintenant à utiliser une syntaxe empruntée au monde anglo-saxon !
Je n'en veux pour preuve que cette formulation directement copiée de la locution américaine "due to", dont la signification exacte est plus proche de "En raison de [... quelque chose]" que de "dû à [... quelque chose]".
Cependant, au moins deux commentatrices de la météo (pourquoi particulièrement cette rubrique ? Je n'en sais rien.) utilisent la locution "dû à [...]" sans aucun discernement. Et c'est particulièrement agaçant !
Cette façon de s'exprimer est dans certains cas parfaitement conforme à la syntaxe française, comme par exemple dans une phrase du type "De très fortes pluies sont à craindre sur la région Nord Pas de Calais, dues à une dépression située sur le nord de l'Irlande, associée à une perturbation qui traversera le pays [...]". L'adjectif qualificatif "dues" est ici attribut du nom "pluies" (avec lequel il doit s'accorder), et c'est tout à fait correct.
Par contre, la forme de phrase suivante, entendue "à répétition" sur l'antenne publique, est parfaitement incorrecte et ne veut rien dire : "Dû à une perturbation associée à la dépression située sur le nord de l'Irlance et qui traversera le pays [...], on peut craindre pour la région Nord Pas de Calais de très fortes pluies [...]". Ici, l'adjectif "Dû" ne s'applique à aucun élément de la phrase, ni comme épithète ni comme attribut, et n'a donc aucune raison d'être. La phrase devient sans signification, sauf au prix d'un effort intellectuel destiné à "remettre les choses d'aplomb", effort que certains d'entre nous font instinctivement en raison de leur pratique plus ou moins courante de la langue anglaise (ou américaine). Mais la majorité "laisse passer" la faute sans la remarquer, et assimilent instinctivement cette fausse syntaxe à une formulation correcte.
C'est ainsi que meurent les langues, et avec elles les cultures... Et qu'on ne vienne pas me "remettre le couvert" de l'enrichissement de la langue par l'apport d'une langue étrangère. Dans ce cas précis comme dans bien d'autres, il ne s'agit pas d'un enrichissement mais bien d'une pollution ! Il y aurait enrichissement, comme dirait monsieur de La Palice, si cela apportait quelque chose. Ici, il n'en est rien. La formulation correcte existe bien en langue châtiée pour dire exactement la même chose. Cette manière de parler est tout simplement une faute de syntaxe et rien d'autre...
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jeudi 4 septembre 2008
Encore une nouvelle usine à gaz !
Tout d'abord, je dois des excuses à mes fidèles lecteurs que vous êtes : je ne suis quasiment pas intervenu sur mon blog (sauf par deux ou trois commentaires) depuis le 17 juillet, c'est à dire pendant un mois et demi ! Je ne vais pas entrer dans les détails de ma situation personnelle, mais des obligations inattendues m'ont obligé à une activité intense non moins inattendue, qui m'a éloigné de ces colonnes. Eu égard au thème de mon dernier article, je ne vais cependant pas m'en plaindre : l'activité, les efforts et le travail, c'est l'antithèse du pseudo confort que pourrait représenter la qualité de retraité et les modestes revenus automatiques qui lui sont liés, et c'est au contraire le sens normal de la vie humaine...
Je ne vais pas non plus essayer de faire le tour des évènements qui se sont déroulés pendant cette longue absence : je n'en aurais sans doute pas le temps, et mes critiques (positives comme négatives) auraient de toute façon un goût de "réchauffé". Bouchée avalée n'a plus de saveur, disait l'autre; et la dure loi de l'immédiateté régit l'intérêt que portent la majorité de nos contemporains au monde qui nous entoure.
Revenir ainsi, pour ne prendre qu'un seul exemple, sur les déconvenues olympiques d'une Laure Manaudou (pour dire sans doute qu'elle n'a eu que l'insuccès qu'elle méritait en regard de son comportement laxiste et de son manque de sérieux et de travail consciencieux), même si cela me permettrait d'insister sur le fait que l'important, c'est de participer... à la victoire, cela n'intéresserait sans doute pas grand monde, plus préoccupés que nous sommes en ce vingt et unième siècle par ce qui inonde ce matin nos petits écrans, même ternes, que par ce qui soulevait des polémiques enflammées il y a encore une semaine. La polémique ces temps-ci a une durée de vie très (trop) courte, et le plus souvent l'intérêt du commun des mortels n'est plus commandé par le bien-fondé mais par l'actuel. Sans doute parce que "tout va trop vite" diront certains. Mais c'est sans doute justement à cause de ces comportements que "tout va trop vite". On ne prend plus le temps d'analyser; on se contente de réagir; sans réflexion et donc sans pertinence.
Mais laissons là des considérations philosophiques qui, elles non plus, ne vont sans doute pas intéresser grand monde (et pour les mêmes raisons). J'ai choisi, pour mon retour dans ces pages, de justement traiter un sujet d'actualité. Un sujet, d'ailleurs, qui, dans cette actualité, a occupé plusieurs occurrences qui, de mon point de vue, se rejoignent totalement.
Il y a d'abord ce prêt à taux 0 destiné aux travaux d'économie d'énergie. Il y a ensuite cet autre prêt à taux 0 destiné aux étudiants. Et puis il y a le RSA.
Pourquoi je mets tout ça "dans le même sac" ? Et bien parce que tout ça relève du même état d'esprit : dans les trois cas, il s'agit pour l'état de se comporter comme Dieu le Père et d'intervenir directement dans les affaires privées des pauvres ouailles que nous sommes, par nature incapables de subvenir à nos besoins et de gérer nos intérêts. Il est donc indispensable que Dieu le Père nous tende une main secourable pour nous aider (et nous apprendre) à mettre un pied devant l'autre et à progresser dans cette jungle qu'est la société. Sauf que la jungle, c'est justement Dieu le Père qui l'a créée ! Et qui continue à la rendre de plus en plus impénétrable ! Je m'explique.
L'exemple le plus représentatif de ce que je viens de dire, c'est le RSA. Car enfin, pourquoi en est-on arrivé à l'envisager, ce RSA ? Tout simplement pour réparer les inconvénients de son prédécesseur, le RMI. Il s'agit dans les deux cas de donner (j'emploie ce mot à dessein) un revenu à tous ceux qui n'en ont pas, c'est à dire essentiellement à ceux qui n'ont pas d'emploi (officiellement) rémunéré. L'idée est déjà discutable de distribuer de l'argent public sans aucune contrepartie au seul prétexte que ces personnes en expriment le besoin, mais la philosophie socialisante radicale dans laquelle nous baignons est telle qu'à cette mesure de base (le RMI) sont venus se greffer divers avantages non moins "sociaux" (traduisez financés par des fonds publics) tels que des exonérations totales ou partielles, des tarifs préférentiels, des réductions diverses et variées, etc.. etc.. Dès lors que le bénéficiaire du RMI retrouvait un emploi, et dès lors donc qu'il n'en était plus bénéficiaire, il perdait du même coup ces divers avantages, et dans bien des cas il se retrouvait au total avec un revenu inférieur à celui qui était le sien sans travailler. Et donc il préférait ne pas travailler, ce qui somme toute est humain... Ca fait partie des incohérences inhérentes à tout interventionnisme forcené, mais c'est là une lapalissade que nos édiles ne veulent pas entendre, ou ne peuvent pas reconnaître au risque d'une impopularité à laquelle ils sont par nature allergiques.
Mais en tout état de cause, le problème de fond n'est pas d'inciter les gens à travailler (bien que ce soit parfaitement louable, et pas inutile du tout par les temps qui courent), mais bien de leur permettre de travailler. En d'autres termes, le coeur de l'action ne devrait pas être le social mais bien l'économie, de générer des emplois et non de payer les chômeurs ! Ce n'est pas de financer l'oisiveté, mais de créer les conditions de la croissance, génératrice des emplois qui nous manquent. A quoi bon inciter les assistés à reprendre un emploi s'il n'y a pas d'emploi à reprendre !
L'idée du RSA, cependant, c'est de garantir qu'en travaillant, on gagnera, dans tous les cas, plus qu'en ne travaillant pas. En d'autres termes, c'est reconnaître implicitement que le RMI était une "connerie", mais implicitement seulement, car le dire serait bien trop risqué politiquement...
Alors, on ne le dit pas, et on l'aménage. On lui change son nom, on change ses modalités d'attribution, on le maintient partiellement en complément d'un salaire, on y mélange deux ou trois autres allocations, ce qui permet de "piquer" au passage les financements de ces dernières, on fait un bel emballage de tout ça, et on repart comme en 14 ... avec un déficit supplémentaire calculé à 1,5 milliard d'euros !...
Ca prend quand même quelques semaines avant qu'on se décide à dire haut et fort qu'on met le nouveau système en place ! Mais on l'avait tellement monté en épingles, ce nouveau système, qu'on ne peut pas "politiquement correctement" revenir en arrière ! D'autant qu'on a confié l'affaire à un gueulard qui ne la fermera pas facilement si on lui fait le coup de mettre son bébé sur la touche. Alors, on y va ! On sait qu'on remplace une connerie par une autre connerie, mais on n'est pas à une connerie près, n'est-ce pas ?
Et au passage, on en fait une autre, de connerie, et une belle ! On avait promis et re-promis tant et plus, non seulement avant l'élection présidentielle mais même après, et à plusieurs reprises, qu'on baisserait les prélèvements obligatoires. Et d'ailleurs on avait commencé de le faire. Vous savez, on a appelé ça le "paquet fiscal". On avait d'ailleurs fait la connerie (encore une) de le présenter si mal que tout le monde prétend, ce qui n'a aucun sens mais qui est habilement entretenu par l'opposition (c'est de bonne guerre même si c'est intellectuellement malhonnête), qu'il s'agit d'un "cadeau aux riches". Mais passons, la question n'est pas là. La nouvelle connerie, la vraie, c'est que pour financer ce RSA qui ne sert à rien mais qui coûte cher, on crée... un nouvel impôt ! Eh oui, c'est comme ça qu'en France on réduit les prélèvements obligatoires : en en créant de nouveaux ! Et pour faire bonne mesure, on fait peser cet impôt sur les "revenus du capital". Evidemment, ça ne peut que faire plaisir à l'opposition de gauche, ça : on va "faire payer les riches". Sauf que, non, ce ne sont pas les riches qui vont payer (ce qui d'ailleurs ne serait pas plus logique que l'inverse), mais ce sont ceux qui jouissent d'un revenu foncier ou de placements en bourse (y compris pour leur retraite). Et ceux-là, ce ne sont pas les vrais "riches". Ce sont ceux que l'on appelle communément les "classes moyennes", c'est à dire ceux qui gagnent un peu plus que la moyenne mais qui n'ont pas la chance d'être dans une de ces "niches fiscales" dans lesquelles on retrouve, justement, les fameux "plus riches", dont notamment ceux qui bénéficient du fameux "bouclier fiscal".
En résumé, non seulement on fait une usine à gaz qui ne sert à rien, non seulement on se déjuge en créant un impôt nouveau alors qu'on avait promis le contraire, non seulement on se targue à tort de justice fiscale en prétendant taxer les citoyens d'autant plus que leurs revenus sont plus élevés (c'est à dire ceux qui produisent et qui font tourner l'économie), mais encore on rate son coup et ce sont justement ceux-là qui ne supporteront pas le poids de cette mesure inutile...
S'agissant des prêts à taux 0, le raisonnement est le même à peu de chose près, outre le fait qu'il s'agit d'aider les citoyens à s'endetter un peu plus pour un bénéfice nul. L'exemple des "subprimes" américains ne nous a de toute évidence pas éclairés. Pour rentabiliser un investissement énergétique de type écologique, même avec les crédits d'impôt et les économies en volume sur la consommation, il faut en moyenne 8 à 10 ans (j'ai personnellement été récemment confronté au problème et je sais de quoi je parle). Et pour rembourser le prêt "étudiant" il faudra être sûr de trouver un emploi rémunérateur à la sortie, ce qui est loin d'être gagné d'avance. Malgré cela, on s'apprête à distribuer ces deux prêts "à guichet ouvert" et sans aucune exigence de solvabilité. Le coût de ces crédits, que bien entendu les banques ne peuvent pas rendre nul, et les défaillances inéluctables de certains emprunteurs, seront évidemment pris en charge par des fonds publics, c'est à dire, soit par de nouveaux impôts pas encore annoncés, soit par creusement du déficit déjà abyssal des comptes...
Les associations de consommateurs, pour leur part, sont insatisfaites de ces mesures et déclarent sans sourciller qu'elles préféreraient des aides sociales directes, et versées plus rapidement... Ben voyons ! "Toujours plus" avait écrit François De Closets en son temps dans un livre à succès. A l'époque c'était "toujours plus de croissance personnelle". On n'était pas forcément d'accord avec lui, mais ça n'excluait pas la production de richesses, au contraire. Aujourd'hui c'est "toujours plus de subventions publiques", et sans aucun investissement personnel en contrepartie. Comme un droit naturel et sans rien en retour. Si l'on est sensé, on n'est forcément pas d'accord du tout ! Mais peut-on encore souvent parler de bon sens ces jours-ci ?
Ces nouvelles dispositions sont non seulement une "usine à gaz" incompréhensible, une incitation au laxisme et au laisser-aller, mais encore une gabegie budgétaire qui sonne comme une insulte à l'égard du contribuable que nous sommes tous. Les fonds publics issus des différents impôts, taxes et autres cotisations sociales ne sont pas la propriété de cet Etat qui les dilapide cependant sans vergogne à longueur de temps. Ils sont placés sous sa responsabilité mais appartiennent aux citoyens qui les ont versés. Il n'en est que le gestionnaire et nous avons le devoir de ne pas tout accepter. Et pourtant, nous entendons trop souvent le contraire...
Dans un prochain article, je tenterai de détailler ma vision de ce que devrait être une gestion rigoureuse et juste de ces fonds publics. Je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, en sachant que je vais sans aucun doute susciter des réactions pas toujours amènes. Mais si je voulais être en accord avec tout le monde, ou même avec une large majorité, je ne prendrais pas la peine d'écrire ici. C'est pour provoquer le débat que je le fais, et pour exprimer des idées que je ne suis heureusement pas seul à défendre, mais qu'il est bien difficile de faire passer dans une société gâtée par un constructivisme et un keynésianisme destructeurs.
D'aucuns auront remarqué que je n'ai pas employé le mot de libéralisme dans ce billet. C'est à dessein, et ce n'est évidemment pas un renoncement à mes idées, mais seulement le souci de ne pas déplacer le débat sur le seul terrain idéologique.
Ce billet était publié sur mon ancien site. Commentaires ici
Je ne vais pas non plus essayer de faire le tour des évènements qui se sont déroulés pendant cette longue absence : je n'en aurais sans doute pas le temps, et mes critiques (positives comme négatives) auraient de toute façon un goût de "réchauffé". Bouchée avalée n'a plus de saveur, disait l'autre; et la dure loi de l'immédiateté régit l'intérêt que portent la majorité de nos contemporains au monde qui nous entoure.
Revenir ainsi, pour ne prendre qu'un seul exemple, sur les déconvenues olympiques d'une Laure Manaudou (pour dire sans doute qu'elle n'a eu que l'insuccès qu'elle méritait en regard de son comportement laxiste et de son manque de sérieux et de travail consciencieux), même si cela me permettrait d'insister sur le fait que l'important, c'est de participer... à la victoire, cela n'intéresserait sans doute pas grand monde, plus préoccupés que nous sommes en ce vingt et unième siècle par ce qui inonde ce matin nos petits écrans, même ternes, que par ce qui soulevait des polémiques enflammées il y a encore une semaine. La polémique ces temps-ci a une durée de vie très (trop) courte, et le plus souvent l'intérêt du commun des mortels n'est plus commandé par le bien-fondé mais par l'actuel. Sans doute parce que "tout va trop vite" diront certains. Mais c'est sans doute justement à cause de ces comportements que "tout va trop vite". On ne prend plus le temps d'analyser; on se contente de réagir; sans réflexion et donc sans pertinence.
Mais laissons là des considérations philosophiques qui, elles non plus, ne vont sans doute pas intéresser grand monde (et pour les mêmes raisons). J'ai choisi, pour mon retour dans ces pages, de justement traiter un sujet d'actualité. Un sujet, d'ailleurs, qui, dans cette actualité, a occupé plusieurs occurrences qui, de mon point de vue, se rejoignent totalement.
Il y a d'abord ce prêt à taux 0 destiné aux travaux d'économie d'énergie. Il y a ensuite cet autre prêt à taux 0 destiné aux étudiants. Et puis il y a le RSA.
Pourquoi je mets tout ça "dans le même sac" ? Et bien parce que tout ça relève du même état d'esprit : dans les trois cas, il s'agit pour l'état de se comporter comme Dieu le Père et d'intervenir directement dans les affaires privées des pauvres ouailles que nous sommes, par nature incapables de subvenir à nos besoins et de gérer nos intérêts. Il est donc indispensable que Dieu le Père nous tende une main secourable pour nous aider (et nous apprendre) à mettre un pied devant l'autre et à progresser dans cette jungle qu'est la société. Sauf que la jungle, c'est justement Dieu le Père qui l'a créée ! Et qui continue à la rendre de plus en plus impénétrable ! Je m'explique.
L'exemple le plus représentatif de ce que je viens de dire, c'est le RSA. Car enfin, pourquoi en est-on arrivé à l'envisager, ce RSA ? Tout simplement pour réparer les inconvénients de son prédécesseur, le RMI. Il s'agit dans les deux cas de donner (j'emploie ce mot à dessein) un revenu à tous ceux qui n'en ont pas, c'est à dire essentiellement à ceux qui n'ont pas d'emploi (officiellement) rémunéré. L'idée est déjà discutable de distribuer de l'argent public sans aucune contrepartie au seul prétexte que ces personnes en expriment le besoin, mais la philosophie socialisante radicale dans laquelle nous baignons est telle qu'à cette mesure de base (le RMI) sont venus se greffer divers avantages non moins "sociaux" (traduisez financés par des fonds publics) tels que des exonérations totales ou partielles, des tarifs préférentiels, des réductions diverses et variées, etc.. etc.. Dès lors que le bénéficiaire du RMI retrouvait un emploi, et dès lors donc qu'il n'en était plus bénéficiaire, il perdait du même coup ces divers avantages, et dans bien des cas il se retrouvait au total avec un revenu inférieur à celui qui était le sien sans travailler. Et donc il préférait ne pas travailler, ce qui somme toute est humain... Ca fait partie des incohérences inhérentes à tout interventionnisme forcené, mais c'est là une lapalissade que nos édiles ne veulent pas entendre, ou ne peuvent pas reconnaître au risque d'une impopularité à laquelle ils sont par nature allergiques.
Mais en tout état de cause, le problème de fond n'est pas d'inciter les gens à travailler (bien que ce soit parfaitement louable, et pas inutile du tout par les temps qui courent), mais bien de leur permettre de travailler. En d'autres termes, le coeur de l'action ne devrait pas être le social mais bien l'économie, de générer des emplois et non de payer les chômeurs ! Ce n'est pas de financer l'oisiveté, mais de créer les conditions de la croissance, génératrice des emplois qui nous manquent. A quoi bon inciter les assistés à reprendre un emploi s'il n'y a pas d'emploi à reprendre !
L'idée du RSA, cependant, c'est de garantir qu'en travaillant, on gagnera, dans tous les cas, plus qu'en ne travaillant pas. En d'autres termes, c'est reconnaître implicitement que le RMI était une "connerie", mais implicitement seulement, car le dire serait bien trop risqué politiquement...
Alors, on ne le dit pas, et on l'aménage. On lui change son nom, on change ses modalités d'attribution, on le maintient partiellement en complément d'un salaire, on y mélange deux ou trois autres allocations, ce qui permet de "piquer" au passage les financements de ces dernières, on fait un bel emballage de tout ça, et on repart comme en 14 ... avec un déficit supplémentaire calculé à 1,5 milliard d'euros !...
Ca prend quand même quelques semaines avant qu'on se décide à dire haut et fort qu'on met le nouveau système en place ! Mais on l'avait tellement monté en épingles, ce nouveau système, qu'on ne peut pas "politiquement correctement" revenir en arrière ! D'autant qu'on a confié l'affaire à un gueulard qui ne la fermera pas facilement si on lui fait le coup de mettre son bébé sur la touche. Alors, on y va ! On sait qu'on remplace une connerie par une autre connerie, mais on n'est pas à une connerie près, n'est-ce pas ?
Et au passage, on en fait une autre, de connerie, et une belle ! On avait promis et re-promis tant et plus, non seulement avant l'élection présidentielle mais même après, et à plusieurs reprises, qu'on baisserait les prélèvements obligatoires. Et d'ailleurs on avait commencé de le faire. Vous savez, on a appelé ça le "paquet fiscal". On avait d'ailleurs fait la connerie (encore une) de le présenter si mal que tout le monde prétend, ce qui n'a aucun sens mais qui est habilement entretenu par l'opposition (c'est de bonne guerre même si c'est intellectuellement malhonnête), qu'il s'agit d'un "cadeau aux riches". Mais passons, la question n'est pas là. La nouvelle connerie, la vraie, c'est que pour financer ce RSA qui ne sert à rien mais qui coûte cher, on crée... un nouvel impôt ! Eh oui, c'est comme ça qu'en France on réduit les prélèvements obligatoires : en en créant de nouveaux ! Et pour faire bonne mesure, on fait peser cet impôt sur les "revenus du capital". Evidemment, ça ne peut que faire plaisir à l'opposition de gauche, ça : on va "faire payer les riches". Sauf que, non, ce ne sont pas les riches qui vont payer (ce qui d'ailleurs ne serait pas plus logique que l'inverse), mais ce sont ceux qui jouissent d'un revenu foncier ou de placements en bourse (y compris pour leur retraite). Et ceux-là, ce ne sont pas les vrais "riches". Ce sont ceux que l'on appelle communément les "classes moyennes", c'est à dire ceux qui gagnent un peu plus que la moyenne mais qui n'ont pas la chance d'être dans une de ces "niches fiscales" dans lesquelles on retrouve, justement, les fameux "plus riches", dont notamment ceux qui bénéficient du fameux "bouclier fiscal".
En résumé, non seulement on fait une usine à gaz qui ne sert à rien, non seulement on se déjuge en créant un impôt nouveau alors qu'on avait promis le contraire, non seulement on se targue à tort de justice fiscale en prétendant taxer les citoyens d'autant plus que leurs revenus sont plus élevés (c'est à dire ceux qui produisent et qui font tourner l'économie), mais encore on rate son coup et ce sont justement ceux-là qui ne supporteront pas le poids de cette mesure inutile...
S'agissant des prêts à taux 0, le raisonnement est le même à peu de chose près, outre le fait qu'il s'agit d'aider les citoyens à s'endetter un peu plus pour un bénéfice nul. L'exemple des "subprimes" américains ne nous a de toute évidence pas éclairés. Pour rentabiliser un investissement énergétique de type écologique, même avec les crédits d'impôt et les économies en volume sur la consommation, il faut en moyenne 8 à 10 ans (j'ai personnellement été récemment confronté au problème et je sais de quoi je parle). Et pour rembourser le prêt "étudiant" il faudra être sûr de trouver un emploi rémunérateur à la sortie, ce qui est loin d'être gagné d'avance. Malgré cela, on s'apprête à distribuer ces deux prêts "à guichet ouvert" et sans aucune exigence de solvabilité. Le coût de ces crédits, que bien entendu les banques ne peuvent pas rendre nul, et les défaillances inéluctables de certains emprunteurs, seront évidemment pris en charge par des fonds publics, c'est à dire, soit par de nouveaux impôts pas encore annoncés, soit par creusement du déficit déjà abyssal des comptes...
Les associations de consommateurs, pour leur part, sont insatisfaites de ces mesures et déclarent sans sourciller qu'elles préféreraient des aides sociales directes, et versées plus rapidement... Ben voyons ! "Toujours plus" avait écrit François De Closets en son temps dans un livre à succès. A l'époque c'était "toujours plus de croissance personnelle". On n'était pas forcément d'accord avec lui, mais ça n'excluait pas la production de richesses, au contraire. Aujourd'hui c'est "toujours plus de subventions publiques", et sans aucun investissement personnel en contrepartie. Comme un droit naturel et sans rien en retour. Si l'on est sensé, on n'est forcément pas d'accord du tout ! Mais peut-on encore souvent parler de bon sens ces jours-ci ?
Ces nouvelles dispositions sont non seulement une "usine à gaz" incompréhensible, une incitation au laxisme et au laisser-aller, mais encore une gabegie budgétaire qui sonne comme une insulte à l'égard du contribuable que nous sommes tous. Les fonds publics issus des différents impôts, taxes et autres cotisations sociales ne sont pas la propriété de cet Etat qui les dilapide cependant sans vergogne à longueur de temps. Ils sont placés sous sa responsabilité mais appartiennent aux citoyens qui les ont versés. Il n'en est que le gestionnaire et nous avons le devoir de ne pas tout accepter. Et pourtant, nous entendons trop souvent le contraire...
Dans un prochain article, je tenterai de détailler ma vision de ce que devrait être une gestion rigoureuse et juste de ces fonds publics. Je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, en sachant que je vais sans aucun doute susciter des réactions pas toujours amènes. Mais si je voulais être en accord avec tout le monde, ou même avec une large majorité, je ne prendrais pas la peine d'écrire ici. C'est pour provoquer le débat que je le fais, et pour exprimer des idées que je ne suis heureusement pas seul à défendre, mais qu'il est bien difficile de faire passer dans une société gâtée par un constructivisme et un keynésianisme destructeurs.
D'aucuns auront remarqué que je n'ai pas employé le mot de libéralisme dans ce billet. C'est à dessein, et ce n'est évidemment pas un renoncement à mes idées, mais seulement le souci de ne pas déplacer le débat sur le seul terrain idéologique.
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vendredi 18 juillet 2008
La culture de l'effort et du résultat.
Cela fait déjà presque un mois que je n'ai pas écrit de billet "de fond". La vie d'un retraité n'est vraiment pas pavée que de bonnes intentions : elle l'est aussi d'obligations, et c'est insupportable !
Après une vie toute emplie de labeur, de sueur et de contraintes diverses et variées, de journées interminables au clavier dans des salles trop climatisées (les informaticiens sont les champions toutes catégories du rhume et du coryza), après 168 trimestres de cotisation dont 75 à la complémentaire des "cadres", et tout ça pour une retraite d'indigent qui ne me permet même pas de prendre mes vacances au Negresco ou au Plazza, après avoir tant donné à mes patrons et avoir si peu reçu en retour, après des flots ininterrompus de cotisations sociales et d'impôts en tous genres, après une carrière de forçat, donc, me voici aujourd'hui contraint, pour survivre, d'encore faire des efforts. Insupportable, vous dis-je !...
Car enfin, si vous connaissez quelques personnes un peu moins grisonnantes que vous et moi, quelques-uns de ces post-adolescents qui constituent le plus gros des troupes en activité dans nos belles entreprises, dont l'âge se situe, disons, entre 18 et 45 ans (vous voyez bien de qui je veux parler : dedans, il y a nos enfants, votre fille, mon fils...), et si vous parvenez à mener avec eux une discussion de fond sur "le sens de la vie", vous allez vite constater que nous, leurs parents, nous n'avions rien compris. Et dire que nous étions chargés de faire leur éducation, de leur apprendre ce qu'était l'existence dans ce bas monde, comment fonctionnait la société.
De leur donner les clefs de la réussite et du bien-être, quoi... Or, je le répète (écoutez-les, vous verrez), nous n'avions rien compris. Et s'ils ont tant de difficultés aujourd'hui, c'est sans doute qu'on leur a inculqué de fausses valeurs, qu'on n'a pas su leur expliquer, qu'on a été "à côté de la plaque" ... ou qu'on s'est trompé d'époque ?
Nous autres, nous avions eu des parents qui avaient souffert. Des parents qui avaient connu la guerre. Des parents qui avaient passé leur vie à travailler dur. Bien avant nous, ils avaient éduqué leurs propres enfants, ceux que nous étions alors, et ils nous avaient enseigné ce qu'ils croyaient juste. Que tout ne vient pas gratuitement du ciel, que même si Dieu était la Providence de l'être humain (nous, on rigolait bien : Dieu, tu parles ! C'était bien des idées de "vieux"...), il fallait travailler dur pour avoir quelque chose. Que si on voulait une voiture, une télé, un appartement, il fallait d'abord travailler, pour gagner l'argent nécessaire, et qu'ensuite seulement on pourrait les acheter. Le crédit ? Oh là là ! C'était trop dangereux, ça. C'était "hypothéquer l'avenir". La vraie valeur sure, c'était le travail. Rien que le travail. "Et ce que tu auras gagné de tes mains aura un bien meilleur goût, tu verras..."
Nos parents, et nous ensuite (forcément, l'éducation ça sert à ça !), on croyait dur comme fer qu'on était maître de notre destin. Qu'en travaillant bien à l'école on aurait une bonne situation. Qu'avec cette bonne situation, toujours en travaillant bien, on aurait une vie agréable, qu'on pourrait élever correctement nos propres enfants, etc.. etc..
Alors, on a bien travaillé à l'école (enfin, beaucoup d'entre nous), on a eu une bonne situation (enfin, certains d'entre nous), on a bien travaillé et on a eu une vie agréable (enfin, c'est maintenant, avec le recul, qu'elle nous parait avoir été agréable...), et on a essayé d'élever correctement nos enfants...
Mais voilà, tout ça, ça prend du temps. Et le temps, pendant ce temps, il a passé... Et comme le temps a passé, les temps ont changé... Il y a eu "la crise". C'est simple, depuis que j'ai 20 ans, j'entends toujours dire que "c'est la crise". Et les crises économiques, c'est d'elles dont il s'agit, ça engendre des crises sociales. Et les crises sociales, ça engendre des crises politiques. Et les crises politiques, quand on en sort, ça engendre des réformes.
On a vécu tout ça. Mais comme on était plongé dedans, on n'a pas vraiment vu que c'était important. On avait "la tête dans le guidon". Forcément, rappelez-vous ce que nous avaient dit nos parents : la valeur travail, la culture de l'effort... Nous on travaillait, on faisait des efforts. Et l'état faisait des réformes...
Un beau jour, au détour d'une discussion un peu animée avec votre fille, ou avec mon fils, on a ouvert les yeux : le monde avait changé. Nos enfants en étaient bien conscients, eux. Et ils nous reprochaient ouvertement notre ignorance. Un nouveau concept était né. Il s'appelle "l'Etat providence".
Tu es malade, tu as peur de ne pas pouvoir te soigner ? N'aies pas peur, il y a la Sécu. C'est compliqué, ça coûte cher, et ça rapporte rien du tout. Mais ça paye pour toi.
Tu as mal travaillé, ou ton patron a mal géré, ou tu as une tête qui ne lui revient plus ? Tu vas perdre ton emploi ? N'aies pas peur, il y a l'Assedic. C'est encore plus compliqué, ça coûte encore plus cher, mais ça rapporte : ça payera ton salaire.
Des exemples comme ça, votre fille, mon fils, ils en connaissent à la pelle. Et dire qu'on avait été assez bête pour ne pas s'en rendre compte. Nous, on continuait à travailler et à faire des efforts. Quelle incurie ! Mais au fait, qui est-ce qui paie tout ça ? La réponse est complexe : d'abord il y a les impôts (c'est vrai qu'ils ont terriblement augmenté, les impôts...), et puis il y a les cotisations (c'est vrai qu'en bas du bulletin de paie, c'est quand même beaucoup moins d'argent qu'en haut !), et puis il y a le déficit budgétaire. Ah oui ! Ca, on connaît, le déficit. On a appris ça en cours d'économie (nous, on en faisait encore, de notre temps, à l'école). Mais justement, le déficit, on sait bien qu'il faut un jour le combler. Et qui va le payer, ce déficit ? On ne sait pas. On verra ça plus tard. L'Etat providence y pourvoira sans doute. On ne peut pas laisser les gens dans le besoin...
Le pire, dans tout ça, ce n'est pas tout ce que je viens de raconter avec beaucoup (trop) d'ironie. Le pire, c'est l'état d'esprit qui sous-tend ce (manque de) raisonnement. C'est la culture de la facilité opposée à celle de l'effort. C'est celle des loisirs opposée à celle du travail. C'est celle de la redistribution opposée à celle de la responsabilité individuelle. Et pourtant, la responsabilité c'est aussi la liberté, non ? Ou alors, je n'ai vraiment rien compris, moi !..
Mais si, si ! La liberté, il connaît, mon fils. Il n'a même que ce mot-là à la bouche, certaines fois. Il en devient agaçant. Je devrais travailler plus, pour gagner (un peu) plus ? Et ma liberté, alors ? Je devrais respecter les horaires fixés par mon patron ? Et ma liberté, alors ? Je devrais faire une formation complémentaire pour progresser dans la hiérarchie ? Sur mes heures de loisirs ? Et ma liberté, alors ? Etc.. Etc.. Sauf qu'associer les mots "liberté" et "responsabilité", c'est souvent plus difficile...
Tout le monde aura compris que cette petite fable n'est pas la peinture fidèle de mon fils "dans la vraie vie". En fait, il a fort bien assimilé l'éducation que j'ai tenté de lui apporter, et j'en suis assez fier.
Mais tout autour de moi, tout autour de nous, nous sommes tous les témoins de ce type de comportement, largement conforté tant par les médias que par les pouvoirs publics, certains partis politiques et de nombreuses associations. Le "modèle social français", à force de vouloir aider "les plus démunis" en "prenant aux riches pour donner aux pauvres", n'en finit pas de prendre exagérément à ceux qui se conduisent de manière responsable, au (petit) bénéfice d'une multitude qui profitent du système de manière éhontée et qui ne compte que sur lui pour subsister. On a tué le sens des responsabilités et on a fabriqué un monde d'assistés.
Juste un exemple pour illustrer mon propos. Plusieurs sondages ont fait ressortir qu'une majorité de jeunes ont pour principale ambition d'intégrer la fonction publique. Et quand on leur demande pourquoi, la principale réponse que l'on obtient est la sécurité de l'emploi, suivie de près par le déroulement de carrière.
Cela peut se traduire schématiquement par "je ne risque pas d'être viré si je ne fais pas l'affaire" et "je monterai automatiquement les échelons". En d'autres termes, "petit travail tranquille" et "promotion à l'ancienneté".
Quand y aura-t-il enfin un dirigeant suffisamment courageux pour faire marche arrière, rendre aux citoyens leur liberté, et leur faculté, de profiter des richesses qu'ils produisent par leur travail, sans leur en prendre la moitié au passage, et redonner à chacun le goût de vivre par lui-même sans se contenter d'oboles publiques ou d'emplois protégés ? C'est pourtant assez simple dans le principe : il suffirait d'arrêter de se mêler de tout et de tout le monde en se prenant pour le Bon Dieu. Il suffirait de redonner aux citoyens le bénéfice de l'effort et la promotion (sociale) au mérite. Mais ce sont peut-être là des "gros mots" ?
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Après une vie toute emplie de labeur, de sueur et de contraintes diverses et variées, de journées interminables au clavier dans des salles trop climatisées (les informaticiens sont les champions toutes catégories du rhume et du coryza), après 168 trimestres de cotisation dont 75 à la complémentaire des "cadres", et tout ça pour une retraite d'indigent qui ne me permet même pas de prendre mes vacances au Negresco ou au Plazza, après avoir tant donné à mes patrons et avoir si peu reçu en retour, après des flots ininterrompus de cotisations sociales et d'impôts en tous genres, après une carrière de forçat, donc, me voici aujourd'hui contraint, pour survivre, d'encore faire des efforts. Insupportable, vous dis-je !...
Car enfin, si vous connaissez quelques personnes un peu moins grisonnantes que vous et moi, quelques-uns de ces post-adolescents qui constituent le plus gros des troupes en activité dans nos belles entreprises, dont l'âge se situe, disons, entre 18 et 45 ans (vous voyez bien de qui je veux parler : dedans, il y a nos enfants, votre fille, mon fils...), et si vous parvenez à mener avec eux une discussion de fond sur "le sens de la vie", vous allez vite constater que nous, leurs parents, nous n'avions rien compris. Et dire que nous étions chargés de faire leur éducation, de leur apprendre ce qu'était l'existence dans ce bas monde, comment fonctionnait la société.
De leur donner les clefs de la réussite et du bien-être, quoi... Or, je le répète (écoutez-les, vous verrez), nous n'avions rien compris. Et s'ils ont tant de difficultés aujourd'hui, c'est sans doute qu'on leur a inculqué de fausses valeurs, qu'on n'a pas su leur expliquer, qu'on a été "à côté de la plaque" ... ou qu'on s'est trompé d'époque ?
Nous autres, nous avions eu des parents qui avaient souffert. Des parents qui avaient connu la guerre. Des parents qui avaient passé leur vie à travailler dur. Bien avant nous, ils avaient éduqué leurs propres enfants, ceux que nous étions alors, et ils nous avaient enseigné ce qu'ils croyaient juste. Que tout ne vient pas gratuitement du ciel, que même si Dieu était la Providence de l'être humain (nous, on rigolait bien : Dieu, tu parles ! C'était bien des idées de "vieux"...), il fallait travailler dur pour avoir quelque chose. Que si on voulait une voiture, une télé, un appartement, il fallait d'abord travailler, pour gagner l'argent nécessaire, et qu'ensuite seulement on pourrait les acheter. Le crédit ? Oh là là ! C'était trop dangereux, ça. C'était "hypothéquer l'avenir". La vraie valeur sure, c'était le travail. Rien que le travail. "Et ce que tu auras gagné de tes mains aura un bien meilleur goût, tu verras..."
Nos parents, et nous ensuite (forcément, l'éducation ça sert à ça !), on croyait dur comme fer qu'on était maître de notre destin. Qu'en travaillant bien à l'école on aurait une bonne situation. Qu'avec cette bonne situation, toujours en travaillant bien, on aurait une vie agréable, qu'on pourrait élever correctement nos propres enfants, etc.. etc..
Alors, on a bien travaillé à l'école (enfin, beaucoup d'entre nous), on a eu une bonne situation (enfin, certains d'entre nous), on a bien travaillé et on a eu une vie agréable (enfin, c'est maintenant, avec le recul, qu'elle nous parait avoir été agréable...), et on a essayé d'élever correctement nos enfants...
Mais voilà, tout ça, ça prend du temps. Et le temps, pendant ce temps, il a passé... Et comme le temps a passé, les temps ont changé... Il y a eu "la crise". C'est simple, depuis que j'ai 20 ans, j'entends toujours dire que "c'est la crise". Et les crises économiques, c'est d'elles dont il s'agit, ça engendre des crises sociales. Et les crises sociales, ça engendre des crises politiques. Et les crises politiques, quand on en sort, ça engendre des réformes.
On a vécu tout ça. Mais comme on était plongé dedans, on n'a pas vraiment vu que c'était important. On avait "la tête dans le guidon". Forcément, rappelez-vous ce que nous avaient dit nos parents : la valeur travail, la culture de l'effort... Nous on travaillait, on faisait des efforts. Et l'état faisait des réformes...
Un beau jour, au détour d'une discussion un peu animée avec votre fille, ou avec mon fils, on a ouvert les yeux : le monde avait changé. Nos enfants en étaient bien conscients, eux. Et ils nous reprochaient ouvertement notre ignorance. Un nouveau concept était né. Il s'appelle "l'Etat providence".
Tu es malade, tu as peur de ne pas pouvoir te soigner ? N'aies pas peur, il y a la Sécu. C'est compliqué, ça coûte cher, et ça rapporte rien du tout. Mais ça paye pour toi.
Tu as mal travaillé, ou ton patron a mal géré, ou tu as une tête qui ne lui revient plus ? Tu vas perdre ton emploi ? N'aies pas peur, il y a l'Assedic. C'est encore plus compliqué, ça coûte encore plus cher, mais ça rapporte : ça payera ton salaire.
Des exemples comme ça, votre fille, mon fils, ils en connaissent à la pelle. Et dire qu'on avait été assez bête pour ne pas s'en rendre compte. Nous, on continuait à travailler et à faire des efforts. Quelle incurie ! Mais au fait, qui est-ce qui paie tout ça ? La réponse est complexe : d'abord il y a les impôts (c'est vrai qu'ils ont terriblement augmenté, les impôts...), et puis il y a les cotisations (c'est vrai qu'en bas du bulletin de paie, c'est quand même beaucoup moins d'argent qu'en haut !), et puis il y a le déficit budgétaire. Ah oui ! Ca, on connaît, le déficit. On a appris ça en cours d'économie (nous, on en faisait encore, de notre temps, à l'école). Mais justement, le déficit, on sait bien qu'il faut un jour le combler. Et qui va le payer, ce déficit ? On ne sait pas. On verra ça plus tard. L'Etat providence y pourvoira sans doute. On ne peut pas laisser les gens dans le besoin...
Le pire, dans tout ça, ce n'est pas tout ce que je viens de raconter avec beaucoup (trop) d'ironie. Le pire, c'est l'état d'esprit qui sous-tend ce (manque de) raisonnement. C'est la culture de la facilité opposée à celle de l'effort. C'est celle des loisirs opposée à celle du travail. C'est celle de la redistribution opposée à celle de la responsabilité individuelle. Et pourtant, la responsabilité c'est aussi la liberté, non ? Ou alors, je n'ai vraiment rien compris, moi !..
Mais si, si ! La liberté, il connaît, mon fils. Il n'a même que ce mot-là à la bouche, certaines fois. Il en devient agaçant. Je devrais travailler plus, pour gagner (un peu) plus ? Et ma liberté, alors ? Je devrais respecter les horaires fixés par mon patron ? Et ma liberté, alors ? Je devrais faire une formation complémentaire pour progresser dans la hiérarchie ? Sur mes heures de loisirs ? Et ma liberté, alors ? Etc.. Etc.. Sauf qu'associer les mots "liberté" et "responsabilité", c'est souvent plus difficile...
Tout le monde aura compris que cette petite fable n'est pas la peinture fidèle de mon fils "dans la vraie vie". En fait, il a fort bien assimilé l'éducation que j'ai tenté de lui apporter, et j'en suis assez fier.
Mais tout autour de moi, tout autour de nous, nous sommes tous les témoins de ce type de comportement, largement conforté tant par les médias que par les pouvoirs publics, certains partis politiques et de nombreuses associations. Le "modèle social français", à force de vouloir aider "les plus démunis" en "prenant aux riches pour donner aux pauvres", n'en finit pas de prendre exagérément à ceux qui se conduisent de manière responsable, au (petit) bénéfice d'une multitude qui profitent du système de manière éhontée et qui ne compte que sur lui pour subsister. On a tué le sens des responsabilités et on a fabriqué un monde d'assistés.
Juste un exemple pour illustrer mon propos. Plusieurs sondages ont fait ressortir qu'une majorité de jeunes ont pour principale ambition d'intégrer la fonction publique. Et quand on leur demande pourquoi, la principale réponse que l'on obtient est la sécurité de l'emploi, suivie de près par le déroulement de carrière.
Cela peut se traduire schématiquement par "je ne risque pas d'être viré si je ne fais pas l'affaire" et "je monterai automatiquement les échelons". En d'autres termes, "petit travail tranquille" et "promotion à l'ancienneté".
Quand y aura-t-il enfin un dirigeant suffisamment courageux pour faire marche arrière, rendre aux citoyens leur liberté, et leur faculté, de profiter des richesses qu'ils produisent par leur travail, sans leur en prendre la moitié au passage, et redonner à chacun le goût de vivre par lui-même sans se contenter d'oboles publiques ou d'emplois protégés ? C'est pourtant assez simple dans le principe : il suffirait d'arrêter de se mêler de tout et de tout le monde en se prenant pour le Bon Dieu. Il suffirait de redonner aux citoyens le bénéfice de l'effort et la promotion (sociale) au mérite. Mais ce sont peut-être là des "gros mots" ?
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dimanche 13 juillet 2008
Nota bene - Opus 2
Voici le 2ème opus de cette nouvelle rubrique qui consiste à vous faire part des articles qui ont retenu mon attention. Cette fois, je vous conseille particulièrement (dans l'ordre aléatoire des "favoris" de mon navigateur) :
- Une intéressante étude sur le capitalisme moderne chez "Aux innocents les mains vides"
- Une "réflexion sur la réflexion" politique chez Aymeric Pontier
- A partir d'un fait divers judiciaire, une réflexion sur l'intégration culturelle chez Criticus
- A partir d'une "petite phrase" malheureuse, un point de vue sur le solipsisme syndical chez le même Criticus
- Un débat intéressant qui ne fait que commencer, mais qui promet, sur l'interventionnisme de l'Etat, chez Expression Libre, dont le point de départ se trouve chez Rubin Sfadj
- Un intéressant exposé de Nicolas (Humeurs de vaches) sur la diplomatie face aux dictatures
- Une réflexion sur la Sécurité Sociale chez Objectif Liberté, et une autre chez Laure Allibert
- Une analyse du "non" irlandais chez Xerbias
- Un essai d'analyse de la géopolitique au présent chez Ben
Et aussi, pour ne pas être taxé de sectarisme, ailleurs que chez LHC :
- Une réaction à "l'affaire Ségolène" chez Incandescence, une autre chez Koztoujours, et quelque chose d'approchant chez le Faucon
- Un article fourre-tout mais qui ne manque pas d'intérêt, sur l'actualité, chez le même Faucon
- Ségolène, Sarkozy, Apathie, Versac... Il faudrait une trop longue liste pour tout citer. Allez voir vous-même chez Le Chafouin. Ca vaut le détour !
- Et pour finir un article de Berdepas qui ne manque pas de bons sens et d'à propos sur les tartufferies et la langue de bois
Ce billet était publié sur mon ancien site. Commentaires ici
- Une intéressante étude sur le capitalisme moderne chez "Aux innocents les mains vides"
- Une "réflexion sur la réflexion" politique chez Aymeric Pontier
- A partir d'un fait divers judiciaire, une réflexion sur l'intégration culturelle chez Criticus
- A partir d'une "petite phrase" malheureuse, un point de vue sur le solipsisme syndical chez le même Criticus
- Un débat intéressant qui ne fait que commencer, mais qui promet, sur l'interventionnisme de l'Etat, chez Expression Libre, dont le point de départ se trouve chez Rubin Sfadj
- Un intéressant exposé de Nicolas (Humeurs de vaches) sur la diplomatie face aux dictatures
- Une réflexion sur la Sécurité Sociale chez Objectif Liberté, et une autre chez Laure Allibert
- Une analyse du "non" irlandais chez Xerbias
- Un essai d'analyse de la géopolitique au présent chez Ben
Et aussi, pour ne pas être taxé de sectarisme, ailleurs que chez LHC :
- Une réaction à "l'affaire Ségolène" chez Incandescence, une autre chez Koztoujours, et quelque chose d'approchant chez le Faucon
- Un article fourre-tout mais qui ne manque pas d'intérêt, sur l'actualité, chez le même Faucon
- Ségolène, Sarkozy, Apathie, Versac... Il faudrait une trop longue liste pour tout citer. Allez voir vous-même chez Le Chafouin. Ca vaut le détour !
- Et pour finir un article de Berdepas qui ne manque pas de bons sens et d'à propos sur les tartufferies et la langue de bois
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jeudi 26 juin 2008
Immigrés clandestins (2° partie)
Je suis un libéral convaincu, et un humaniste qui ne l'est pas moins.
A ces deux titres, et avant toute réflexion, ma position face au problème de l'immigration devrait me conduire en toute logique à considérer avec bien d'autres libres-penseurs que tout être humain vivant sur cette Terre a le droit de s'y déplacer à sa guise, sans aucune entrave d'aucune sorte, a le même droit naturel à s'installer dans le pays de son choix, et que nul n'est fondé à l'en empêcher par la force.
Et partant de ce principe, naturel autant que pouvait l'être la morale pour La Rochefoucauld, il devrait donc m'être imposé par le bon sens de hurler avec ces loups que sont devenus les défenseurs des "sans-papiers", de militer à leur unisson, et de m'indigner comme ils le font contre la politique gouvernementale et sarkozyste en la matière.
Avant toute réflexion ai-je bien dit. Et principe naturel ai-je dit également. Mais comme la "Morale Naturelle" de La Rochefoucauld n'était pas si naturelle que ça, toute emprunte qu'elle était des préjugés de son époque (lesquels a priori n'étaient pas plus absurdes que les nôtres d'aujourd'hui), le principe que je viens d'évoquer ne l'est pas vraiment, naturel. Et c'est ce que m'apporte la réflexion que je mène depuis quelques temps sur le sujet.
En effet, tous les migrants ne sont pas des promeneurs bucoliques qui parcourent la planète bleue de pays en pays pour en admirer les paysages et juste profiter du spectacle. Si c'était le cas, et si les accueillir ne posait aucun problème particulier, je ne vois pas bien au nom de quoi on pourrait légitimement les en empêcher.
Mais la Terre n'est plus le Paradis Terrestre, les hommes portent paraît-il le poids du "péché originel", les femmes "enfantent dans la douleur", et surtout les hommes doivent "travailler à la sueur de leur front" pour nourrir leurs familles.
Je referme bien vite cette parenthèse biblique uniquement destinée à rappeler que la Genèse est bien loin dans le passé, que l'agencement désordonné que les hommes ont mis en place ici-bas n'a rien d'idyllique ni de paradisiaque, et qu'il faut bien tenir compte de l'évidente absurdité de ce désordre institutionnel que nous appelons "géopolitique".
Il reste que les disparités énormes des conditions matérielles entre les différents points du globe sont la cause de velléités de déplacements des populations qui ne doivent plus rien à des comportements naturels, mais qui sont guidés par la recherche de conditions de vie meilleures, et que le principe qui consisterait à accueillir les migrants sans réfléchir par simple respect de leur liberté de circulation n'est plus du tout du domaine du naturel. Il est devenu essentiellement économique, et est de ce fait redevenu un problème, et un problème crucial...
Car pour riches que peuvent paraître nos pays aux yeux de beaucoup d'autres, cette richesse apparente, ce "miroir aux alouettes" que nous sommes pour eux, ne "vient pas au monde tout seul" et est le fruit de nos efforts et de notre organisation socio-économique bien plus que de critères naturels qui nous auraient été donnés de manière immanente. C'est bien l'organisation de notre société, telle que nous avons su la mettre en oeuvre, qui produit ces richesses qui brillent tellement, vues de loin, et qui font envie à tous ceux qui n'en ont pas, bien souvent, le tiers du quart dans leur pays...
Parallèlement, j'ai toujours soutenu, et je maintiens encore aujourd'hui, qu'il n'y a aucune différence objective entre l'accroissement de la population par la procréation et la même croissance démographique par l'immigration. Dans les deux cas, c'est forcément bénéfique pour l'économie en ce sens que la demande (la consommation) est le principal moteur de la croissance économique, du moins dans des systèmes où l'activité demeure libre.
A ce stade du raisonnement, il n'y a donc toujours aucune raison de s'opposer à l'immigration, fût-elle sauvage. Au contraire, une immigration nombreuse peut sembler avoir deux aspects positifs : le moteur économique dont je parlais à l'instant, et l'oeuvre humanitaire en faveur des défavorisés du tiers monde qui n'ont pas chez eux les structures propres à leur permettre de (sur)vivre correctement.
Mais cette vision idyllique n'est qu'illusoire. En effet, les économies des pays développés brillent de loin, je l'ai dit, mais de loin seulement. La réalité, vue de près, est toute autre, et elles sont en proie à des difficultés, notamment dues aux systèmes sociaux très coûteux qu'elles ont mis en oeuvre, ces mêmes systèmes sociaux qui attirent ceux qui sont tant candidats à venir chez nous.
Immigré ou non, l'individu qui produit des richesses est un atout ; celui qui ne produit pas est une charge. Et c'est tout le problème du poids économique du chômage dans nos sociétés.
La conséquence logique sur le raisonnement est malheureusement mathématique : on ne peut recevoir chez nous, économiquement parlant, que des actifs. Accepter n'importe qui sans restriction revient à "importer des chômeurs". Et nos économies n'arrivent déjà pas à supporter le coût des chômeurs nationaux. Il est donc absolument inéluctable de contrôler les flux migratoires entrants, sous peine de catastrophe économique...
Contrairement à beaucoup, notamment à droite et voire à l'extrême droite, je ne suis en aucun cas pour une "immigration zéro" qui non seulement est illusoire mais qui serait néfaste pour l'économie. J'ai déjà dit plus haut que plus la demande est forte et plus l'activité est forte, et donc plus le chômage est réduit. C'est le cercle vertueux qui contredit la fausse bonne idée du partage du travail, idée qui a échoué partout. Il faut donc faire entrer des immigrés. Mais pas n'importe lesquels...
Sur quels critères sélectionner les entrants ? Voilà une question qui fait débat, et qui pourtant possède des réponses de bon sens difficilement contournables.
Il y a d'abord un critère d'admission automatique évident : l'appartenance à la Communauté Européenne. Les traités européens nous en font un devoir, et c'est très bien comme ça. La libre circulation des personnes et des biens est un des principes fondateurs de l'Union.
Ensuite, il y a les critères politiques. Cela va de l'asile politique proprement dit au risque avéré d'application de la peine de mort dans le pays d'origine, en passant, bien entendu, par les accords bilatéraux conclus entre certains états.
Dans tous les autres cas, je prétends que l'installation sur le territoire national à titre permanent doit être conditionné à différents critères "d'admissibilité", dont font partie le respect absolu de toutes les lois en vigueur, une conformation aux principales règles culturelles du pays d'accueil, un minimum d'adaptation à commencer par une certaine pratique de la langue, et un travail régulier.
Ces règles valent à mon sens non seulement pour l'immigrant lui-même mais encore pour sa famille (dans le cadre du "regroupement familial").
Et un immigré qui ne remplit pas ces critères a vocation à être reconduit à la frontière dans les délais les plus brefs possibles ! Je trouve pour ma part totalement anormal que l'on recherche systématiquement un accord avec le pays d'origine avant de reconduire les clandestins à la frontière. Si un tel accord ne peut être obtenu, et à l'expiration du délai légal de rétention (en France, 32 jours), quitte à "remettre ces pauvres gens à la rue", je trouverais plus normal qu'on les "libère" chez eux plutôt que chez nous !
Et voilà qui devrait être de nature à faire retomber la polémique récente sur la directive "retour" votée par le Parlement Européen et dont j'ai parlé il y a quelques jours. Si les clandestins étaient systématiquement reconduits dans leur pays d'origine, je suis convaincu que la plupart des "pays d'accueil" réduiraient drastiquement leur durée maximum de rétention administrative...
Restent au moins deux problèmes de fond soulevés par une certaine "tartufferie" dans les pratiques actuelles.
Tout d'abord, ces associations soi-disant caritatives dites "de soutien aux sans-papier". Je trouve particulièrement grotesque que l'on tolère des manifestations, qui troublent l'ordre public, et qui n'ont pour motivation avouée que de soutenir les hors la loi que sont les immigrés clandestins. Or, non seulement on les tolère, mais encore on les écoute avec bienveillance, et il arrive même (souvent) qu'on leur donne au moins partiellement satisfaction ! Quelle galéjade ! Pourquoi aussi ne pas créer des associations pour soutenir les fraudeurs du fisc ? Ou les contrevenants au code de la route ? Ne souriez pas, c'est sur le fond exactement la même chose. Il s'agit dans tous ces cas de prendre le parti des violeurs de la loi républicaine. Et c'est inadmissible.
En outre, la question a été posée récemment, dans un commentaire sur ce blog, de la source du financement de ces associations. Je n'ai pas la réponse, et j'espère à tout le moins qu'elles ne bénéficient pas de subventions. Ce serait un comble que l'Etat, avec nos impôts, finance les complices des délinquants...
Deuxième problème pour moi incompréhensible : les clandestins travailleurs. Ce sont ces immigrés illégaux qui réussissent, au moyen de faux documents, à obtenir un emploi, et qui ensuite, aidés par les associations dont je viens de parler, veulent se prévaloir de leur contrat de travail pour demander (exiger même !) d'être "régularisés".
Or, nous sommes ici en présence de délinquants à double titre : une première fois pour violation des lois sur l'immigration, et une seconde fois pour "faux et usage de faux". Non seulement ils n'ont pas vocation à être régularisés, mais encore ils sont passibles de poursuites pénales. Non seulement il ne faut pas leur donner des papiers, mais encore il faut les juger, les condamner, et les emprisonner ! A moins de décider, ce qui ne serait pas idiot, que les étrangers, réguliers ou non, ne soient plus emprisonnés en France en cas de condamnation pénale, mais reconduits chez eux. Voilà la vraie solution à la question de la "double peine"...
Sur le même sujet, je ne m'explique pas qu'un employeur puisse être durablement abusé par la fourniture de faux documents à l'embauche. Qu'il ne détecte pas le caractère frauduleux d'un bulletin de paie, d'un certificat de travail, d'une carte vitale, d'une carte de séjour, que sais-je, ça peut se comprendre : de tels documents peuvent être obtenus auprès de faussaires très habiles, moyennant finances bien sûr, et je soupçonne fort les mêmes associations que plus haut, non seulement de mettre en relation le demandeur et le faussaire, mais peut-être bien encore de financer au moins partiellement l'opération. En effet, nombre d'immigrés clandestins n'ont manifestement pas les moyens de prendre en charge eux-mêmes le coût de tels faux documents. Que notre employeur, donc, se laisse abuser à l'embauche, soit. Que l'URSSAF par exemple, ne soit pas capable de détecter la fraude dès la déclaration d'embauche ou à tout le moins lors des déclarations qui servent de base au calcul des cotisations, je n'y crois absolument pas. Je ne dis pas que l'URSSAF est volontairement complice, je dis qu'elle ne contrôle pas suffisamment. Et pour clore le sujet, un employeur qui serait convaincu d'avoir sciemment "fermé les yeux", pour payer son salarié de manière dérisoire par exemple (on sait bien que ça se pratique, et sur une grande échelle), cet employeur-là devrait systématiquement faire l'objet de poursuites et supporter des amendes sévères. Ces pratiques, non seulement pèsent sur l'emploi des travailleurs légaux, mais encore tirent les salaires vers le bas, et sont donc un ennemi parmi d'autres du niveau général des revenus, et donc du pouvoir d'achat. Ces employeurs voyous sont les négriers modernes, et devraient être poursuivis sans concession.
Comme on le voit, non seulement les solutions existent, mais elles sont relativement faciles à mettre en oeuvre pour peu qu'on ait un minimum de courage politique. Mais c'est sans doute sur ce dernier point que le bât blesse...
Ce billet était publié sur mon ancien site. Commentaires ici
A ces deux titres, et avant toute réflexion, ma position face au problème de l'immigration devrait me conduire en toute logique à considérer avec bien d'autres libres-penseurs que tout être humain vivant sur cette Terre a le droit de s'y déplacer à sa guise, sans aucune entrave d'aucune sorte, a le même droit naturel à s'installer dans le pays de son choix, et que nul n'est fondé à l'en empêcher par la force.
Et partant de ce principe, naturel autant que pouvait l'être la morale pour La Rochefoucauld, il devrait donc m'être imposé par le bon sens de hurler avec ces loups que sont devenus les défenseurs des "sans-papiers", de militer à leur unisson, et de m'indigner comme ils le font contre la politique gouvernementale et sarkozyste en la matière.
Avant toute réflexion ai-je bien dit. Et principe naturel ai-je dit également. Mais comme la "Morale Naturelle" de La Rochefoucauld n'était pas si naturelle que ça, toute emprunte qu'elle était des préjugés de son époque (lesquels a priori n'étaient pas plus absurdes que les nôtres d'aujourd'hui), le principe que je viens d'évoquer ne l'est pas vraiment, naturel. Et c'est ce que m'apporte la réflexion que je mène depuis quelques temps sur le sujet.
En effet, tous les migrants ne sont pas des promeneurs bucoliques qui parcourent la planète bleue de pays en pays pour en admirer les paysages et juste profiter du spectacle. Si c'était le cas, et si les accueillir ne posait aucun problème particulier, je ne vois pas bien au nom de quoi on pourrait légitimement les en empêcher.
Mais la Terre n'est plus le Paradis Terrestre, les hommes portent paraît-il le poids du "péché originel", les femmes "enfantent dans la douleur", et surtout les hommes doivent "travailler à la sueur de leur front" pour nourrir leurs familles.
Je referme bien vite cette parenthèse biblique uniquement destinée à rappeler que la Genèse est bien loin dans le passé, que l'agencement désordonné que les hommes ont mis en place ici-bas n'a rien d'idyllique ni de paradisiaque, et qu'il faut bien tenir compte de l'évidente absurdité de ce désordre institutionnel que nous appelons "géopolitique".
Il reste que les disparités énormes des conditions matérielles entre les différents points du globe sont la cause de velléités de déplacements des populations qui ne doivent plus rien à des comportements naturels, mais qui sont guidés par la recherche de conditions de vie meilleures, et que le principe qui consisterait à accueillir les migrants sans réfléchir par simple respect de leur liberté de circulation n'est plus du tout du domaine du naturel. Il est devenu essentiellement économique, et est de ce fait redevenu un problème, et un problème crucial...
Car pour riches que peuvent paraître nos pays aux yeux de beaucoup d'autres, cette richesse apparente, ce "miroir aux alouettes" que nous sommes pour eux, ne "vient pas au monde tout seul" et est le fruit de nos efforts et de notre organisation socio-économique bien plus que de critères naturels qui nous auraient été donnés de manière immanente. C'est bien l'organisation de notre société, telle que nous avons su la mettre en oeuvre, qui produit ces richesses qui brillent tellement, vues de loin, et qui font envie à tous ceux qui n'en ont pas, bien souvent, le tiers du quart dans leur pays...
Parallèlement, j'ai toujours soutenu, et je maintiens encore aujourd'hui, qu'il n'y a aucune différence objective entre l'accroissement de la population par la procréation et la même croissance démographique par l'immigration. Dans les deux cas, c'est forcément bénéfique pour l'économie en ce sens que la demande (la consommation) est le principal moteur de la croissance économique, du moins dans des systèmes où l'activité demeure libre.
A ce stade du raisonnement, il n'y a donc toujours aucune raison de s'opposer à l'immigration, fût-elle sauvage. Au contraire, une immigration nombreuse peut sembler avoir deux aspects positifs : le moteur économique dont je parlais à l'instant, et l'oeuvre humanitaire en faveur des défavorisés du tiers monde qui n'ont pas chez eux les structures propres à leur permettre de (sur)vivre correctement.
Mais cette vision idyllique n'est qu'illusoire. En effet, les économies des pays développés brillent de loin, je l'ai dit, mais de loin seulement. La réalité, vue de près, est toute autre, et elles sont en proie à des difficultés, notamment dues aux systèmes sociaux très coûteux qu'elles ont mis en oeuvre, ces mêmes systèmes sociaux qui attirent ceux qui sont tant candidats à venir chez nous.
Immigré ou non, l'individu qui produit des richesses est un atout ; celui qui ne produit pas est une charge. Et c'est tout le problème du poids économique du chômage dans nos sociétés.
La conséquence logique sur le raisonnement est malheureusement mathématique : on ne peut recevoir chez nous, économiquement parlant, que des actifs. Accepter n'importe qui sans restriction revient à "importer des chômeurs". Et nos économies n'arrivent déjà pas à supporter le coût des chômeurs nationaux. Il est donc absolument inéluctable de contrôler les flux migratoires entrants, sous peine de catastrophe économique...
Contrairement à beaucoup, notamment à droite et voire à l'extrême droite, je ne suis en aucun cas pour une "immigration zéro" qui non seulement est illusoire mais qui serait néfaste pour l'économie. J'ai déjà dit plus haut que plus la demande est forte et plus l'activité est forte, et donc plus le chômage est réduit. C'est le cercle vertueux qui contredit la fausse bonne idée du partage du travail, idée qui a échoué partout. Il faut donc faire entrer des immigrés. Mais pas n'importe lesquels...
Sur quels critères sélectionner les entrants ? Voilà une question qui fait débat, et qui pourtant possède des réponses de bon sens difficilement contournables.
Il y a d'abord un critère d'admission automatique évident : l'appartenance à la Communauté Européenne. Les traités européens nous en font un devoir, et c'est très bien comme ça. La libre circulation des personnes et des biens est un des principes fondateurs de l'Union.
Ensuite, il y a les critères politiques. Cela va de l'asile politique proprement dit au risque avéré d'application de la peine de mort dans le pays d'origine, en passant, bien entendu, par les accords bilatéraux conclus entre certains états.
Dans tous les autres cas, je prétends que l'installation sur le territoire national à titre permanent doit être conditionné à différents critères "d'admissibilité", dont font partie le respect absolu de toutes les lois en vigueur, une conformation aux principales règles culturelles du pays d'accueil, un minimum d'adaptation à commencer par une certaine pratique de la langue, et un travail régulier.
Ces règles valent à mon sens non seulement pour l'immigrant lui-même mais encore pour sa famille (dans le cadre du "regroupement familial").
Et un immigré qui ne remplit pas ces critères a vocation à être reconduit à la frontière dans les délais les plus brefs possibles ! Je trouve pour ma part totalement anormal que l'on recherche systématiquement un accord avec le pays d'origine avant de reconduire les clandestins à la frontière. Si un tel accord ne peut être obtenu, et à l'expiration du délai légal de rétention (en France, 32 jours), quitte à "remettre ces pauvres gens à la rue", je trouverais plus normal qu'on les "libère" chez eux plutôt que chez nous !
Et voilà qui devrait être de nature à faire retomber la polémique récente sur la directive "retour" votée par le Parlement Européen et dont j'ai parlé il y a quelques jours. Si les clandestins étaient systématiquement reconduits dans leur pays d'origine, je suis convaincu que la plupart des "pays d'accueil" réduiraient drastiquement leur durée maximum de rétention administrative...
Restent au moins deux problèmes de fond soulevés par une certaine "tartufferie" dans les pratiques actuelles.
Tout d'abord, ces associations soi-disant caritatives dites "de soutien aux sans-papier". Je trouve particulièrement grotesque que l'on tolère des manifestations, qui troublent l'ordre public, et qui n'ont pour motivation avouée que de soutenir les hors la loi que sont les immigrés clandestins. Or, non seulement on les tolère, mais encore on les écoute avec bienveillance, et il arrive même (souvent) qu'on leur donne au moins partiellement satisfaction ! Quelle galéjade ! Pourquoi aussi ne pas créer des associations pour soutenir les fraudeurs du fisc ? Ou les contrevenants au code de la route ? Ne souriez pas, c'est sur le fond exactement la même chose. Il s'agit dans tous ces cas de prendre le parti des violeurs de la loi républicaine. Et c'est inadmissible.
En outre, la question a été posée récemment, dans un commentaire sur ce blog, de la source du financement de ces associations. Je n'ai pas la réponse, et j'espère à tout le moins qu'elles ne bénéficient pas de subventions. Ce serait un comble que l'Etat, avec nos impôts, finance les complices des délinquants...
Deuxième problème pour moi incompréhensible : les clandestins travailleurs. Ce sont ces immigrés illégaux qui réussissent, au moyen de faux documents, à obtenir un emploi, et qui ensuite, aidés par les associations dont je viens de parler, veulent se prévaloir de leur contrat de travail pour demander (exiger même !) d'être "régularisés".
Or, nous sommes ici en présence de délinquants à double titre : une première fois pour violation des lois sur l'immigration, et une seconde fois pour "faux et usage de faux". Non seulement ils n'ont pas vocation à être régularisés, mais encore ils sont passibles de poursuites pénales. Non seulement il ne faut pas leur donner des papiers, mais encore il faut les juger, les condamner, et les emprisonner ! A moins de décider, ce qui ne serait pas idiot, que les étrangers, réguliers ou non, ne soient plus emprisonnés en France en cas de condamnation pénale, mais reconduits chez eux. Voilà la vraie solution à la question de la "double peine"...
Sur le même sujet, je ne m'explique pas qu'un employeur puisse être durablement abusé par la fourniture de faux documents à l'embauche. Qu'il ne détecte pas le caractère frauduleux d'un bulletin de paie, d'un certificat de travail, d'une carte vitale, d'une carte de séjour, que sais-je, ça peut se comprendre : de tels documents peuvent être obtenus auprès de faussaires très habiles, moyennant finances bien sûr, et je soupçonne fort les mêmes associations que plus haut, non seulement de mettre en relation le demandeur et le faussaire, mais peut-être bien encore de financer au moins partiellement l'opération. En effet, nombre d'immigrés clandestins n'ont manifestement pas les moyens de prendre en charge eux-mêmes le coût de tels faux documents. Que notre employeur, donc, se laisse abuser à l'embauche, soit. Que l'URSSAF par exemple, ne soit pas capable de détecter la fraude dès la déclaration d'embauche ou à tout le moins lors des déclarations qui servent de base au calcul des cotisations, je n'y crois absolument pas. Je ne dis pas que l'URSSAF est volontairement complice, je dis qu'elle ne contrôle pas suffisamment. Et pour clore le sujet, un employeur qui serait convaincu d'avoir sciemment "fermé les yeux", pour payer son salarié de manière dérisoire par exemple (on sait bien que ça se pratique, et sur une grande échelle), cet employeur-là devrait systématiquement faire l'objet de poursuites et supporter des amendes sévères. Ces pratiques, non seulement pèsent sur l'emploi des travailleurs légaux, mais encore tirent les salaires vers le bas, et sont donc un ennemi parmi d'autres du niveau général des revenus, et donc du pouvoir d'achat. Ces employeurs voyous sont les négriers modernes, et devraient être poursuivis sans concession.
Comme on le voit, non seulement les solutions existent, mais elles sont relativement faciles à mettre en oeuvre pour peu qu'on ait un minimum de courage politique. Mais c'est sans doute sur ce dernier point que le bât blesse...
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mardi 24 juin 2008
Immigrés clandestins (1° partie)
Nouvelle polémique, et nouvelle déformation journalistique (mais pas seulement), au sujet d'une directivre européenne cette fois...
Le Parlement européen a adopté, mercredi 18 juin 2008, la directive dite "retour", qui tend à doter l’Union européenne de lois communes en matière d’expulsion d’immigrés clandestins.
Il s'agit notamment de limiter la durée de la rétention administrative : cette période pendant laquelle un immigré clandestin est retenu prisonnier dans l'attente de l'obtention de l'accord de son pays d'origine pour son retour. A défaut d'un tel accord, et à l'expiration de la période de rétention administrative, l'immigré est libéré ("relâché dans la nature" disent certains).
A titre d'exemple, en France cette durée maximale est de 32 jours, au Royaume Uni de 40 jours.
Précédemment à la directive "retour" dont je parle, plusieurs pays parmi les 27 de l'Union n'avaient tout simplement pas de période légale de rétention, ce qui équivaut à dire que la rétention était illimitée. La directive adoptée mercredi prévoit une durée maximale de 18 mois, ce qui constitue, pour ces pays là, une libéralisation indéniable. Et en ce qui concerne les autres (ceux dont la durée légale actuelle de rétention est inférieure à 18 mois), la directive prévoit expressément qu'ils ne sont pas tenus de modifier leur législation existante. La France comme le Royaume Uni ont, pour leurs parts, déjà indiqué qu'ils ne changeraient rien.
Cependant, la plupart des commentateurs, et semble-t-il quelques chancelleries, ont interprété le texte adopté par le Parlement Européen comme s'il fixait la période à 18 mois pour tout le monde. Hugo Chavez notamment, l'emblématique et très médiatique Président vénézuélien, se sert de cette directive pour faire un chantage au pétrole, édictant que le Vénézuela ne livrerait plus d'or noir aux pays qui mettraient en oeuvre cette directive. Heureusement qu'il ne s'agit là en fait que d'une déclaration symbolique, le Vénézuela n'assurant que 1 % des approvisionnements de pétrole de l'Europe...
Voilà donc encore un exemple de déformation médiatique (et aussi diplomatique cette fois) de la réalité, au profit d'intérêts douteux... Non seulement c'est inacceptable sur le principe, mais c'est encore un avatar qui ne plaide pas en faveur d'une perception positive de l'image de l'Union Européenne dans les mentalités, alors même que le point de départ représente une avancée positive de la législation dans le sens d'un plus grand respect des libertés...
Pour ce qui est du probème général des immigrés clandestins, je prépare pour ces jours prochains un article qui traitera du sujet de manière plus approfondie.
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Le Parlement européen a adopté, mercredi 18 juin 2008, la directive dite "retour", qui tend à doter l’Union européenne de lois communes en matière d’expulsion d’immigrés clandestins.
Il s'agit notamment de limiter la durée de la rétention administrative : cette période pendant laquelle un immigré clandestin est retenu prisonnier dans l'attente de l'obtention de l'accord de son pays d'origine pour son retour. A défaut d'un tel accord, et à l'expiration de la période de rétention administrative, l'immigré est libéré ("relâché dans la nature" disent certains).
A titre d'exemple, en France cette durée maximale est de 32 jours, au Royaume Uni de 40 jours.
Précédemment à la directive "retour" dont je parle, plusieurs pays parmi les 27 de l'Union n'avaient tout simplement pas de période légale de rétention, ce qui équivaut à dire que la rétention était illimitée. La directive adoptée mercredi prévoit une durée maximale de 18 mois, ce qui constitue, pour ces pays là, une libéralisation indéniable. Et en ce qui concerne les autres (ceux dont la durée légale actuelle de rétention est inférieure à 18 mois), la directive prévoit expressément qu'ils ne sont pas tenus de modifier leur législation existante. La France comme le Royaume Uni ont, pour leurs parts, déjà indiqué qu'ils ne changeraient rien.
Cependant, la plupart des commentateurs, et semble-t-il quelques chancelleries, ont interprété le texte adopté par le Parlement Européen comme s'il fixait la période à 18 mois pour tout le monde. Hugo Chavez notamment, l'emblématique et très médiatique Président vénézuélien, se sert de cette directive pour faire un chantage au pétrole, édictant que le Vénézuela ne livrerait plus d'or noir aux pays qui mettraient en oeuvre cette directive. Heureusement qu'il ne s'agit là en fait que d'une déclaration symbolique, le Vénézuela n'assurant que 1 % des approvisionnements de pétrole de l'Europe...
Voilà donc encore un exemple de déformation médiatique (et aussi diplomatique cette fois) de la réalité, au profit d'intérêts douteux... Non seulement c'est inacceptable sur le principe, mais c'est encore un avatar qui ne plaide pas en faveur d'une perception positive de l'image de l'Union Européenne dans les mentalités, alors même que le point de départ représente une avancée positive de la législation dans le sens d'un plus grand respect des libertés...
Pour ce qui est du probème général des immigrés clandestins, je prépare pour ces jours prochains un article qui traitera du sujet de manière plus approfondie.
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